Mobilité partagée : 7 Français sur 10 se disent intéressés…

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Selon le baromètre prévention routière Allianz France-CSA, paru au mois de septembre, les solutions d’auto-partage ne seraient plus si anecdotiques pour les usagers de la route français. Mais entre la théorie et la pratique, le pas reste à franchir !

(© Chabe01/Creative Commons)
(© Chabe01/Creative Commons)

Menée post-confinement sur un échantillon représentatif de quelque 3 000 Français âgés de 15 ans plus, l’édition 2020 du baromètre Allianz France-CSA s’est penché sur l’attrait des services de mobilité partagée. Alors que la crise sanitaire pouvait laisser penser que les déplacements individuels seraient plus que jamais plébiscités par la population, il semblerait finalement que l’idée de mutualiser les trajets continue de faire son petit bonhomme de chemin dans les mentalités de nos concitoyens. Étudiant les usages actuels et futurs des Français, cette étude fait apparaître que la mobilité partagée s’inscrit comme une condition au développement de l’économie circulaire pratiquée par 81 % des répondants.

Un succès grandissant, surtout auprès des jeunes

Bien que la voiture demeure le moyen de transport privilégié des Français, 80 % des sondés estimant important d’en posséder une ou en possédant une, près de 7 personnes sur 10 jugent intéressantes des initiatives telles que la location d’une voiture en libre service, l’accès à des véhicules d’entreprise ou la mise à disposition de véhicules dans les collectivités rurales pour leurs administrés. Une évolution des consciences mue par un souci écologique autant qu’économique, entretenir une voiture pesant lourd dans le budget des ménages. Certes, 33 % de la population ne s’imagine toujours pas utiliser des alternatives à la voiture individuelle. Néanmoins, d’après l’enquête Allianz France-CSA, la moitié du panel aurait déjà fait l’expérience d’un service de mobilité partagée, au moins de temps en temps pour 44 %. Et le chiffre grimpe à 53 % en incluant les utilisateurs très sporadiques.

Parmi les solutions privilégiées, la location de véhicule en libre service apparaît comme la plus appréciée, notamment chez les plus jeunes puisque la tranche d’âge des 15-35 ans la valide à 56 %. S’adressant particulièrement aux habitants des grandes agglomérations, où les prestataires de ce mode de transport s’avèrent davantage présents, l’auto-partage doit son succès à sa souplesse d’utilisation et au complément de l’offre de mobilité déjà existante qu’il apporte. Le covoiturage, lui, se montre moins utilisé (28 % des Français déclarent se tourner vers lui de temps en temps) pour la simple et bonne raison que son usage se révèle plus spécifique. Mettre en commun son parcours avec un conducteur ou un passager souvent inconnu reste cantonné aux trajets longs (67 % le choisissent pour effectuer des voyages de plus de 100 kilomètres) et occasionnels comme les vacances.

Des freins géographiques et psychologiques…

Malgré l’intérêt croissant que suscitent les nouveaux et nombreux services de mobilité partagée, plusieurs réticences subsistent à leur adoption généralisée. Tout d’abord l’attachement à la propriété d’une voiture individuelle, prégnant voire incontournable pour des profils ruraux et âgés (35 ans et plus). «  Les nouvelles solutions de mobilité, partagées ou non, sont encore particulièrement liées à un usage urbain ou périurbain » souligne d’ailleurs Pierre Labarraque, directeur de département banque-Finance-Assurance de CSA. Ajoutant : «  Les Français ruraux étant encore très dépendants de leur véhicule personnel, ils ont du mal à envisager comment des solutions de mobilité partagée pourraient répondre à leur besoin d’autonomie. »

Outre ce blocage géographique, la mobilité partagée figure encore comme une pratique à encadrer pour gagner la confiance des usagers. Ainsi, seulement 20 % des sondés accepteraient de louer leur propre véhicule alors qu’ils seraient près de la moitié à accepter de louer celui de quelqu’un d’autre. Pour cause : beaucoup s’inquiètent de voir leur véhicule confié être endommagé. Un accompagnement semble donc nécessaire pour dépasser la peur de l’accident, et c’est encore plus vrai auprès de ceux qui ont déjà expérimenté la location de véhicule en libre service ; 41 % réclamant une formation en amont. Un besoin de transparence quant au profil des conducteurs utilisant ce type de service est également avancé.

… levés par les générations futures ?

Au-delà de ces réserves, la palette d’offres toujours plus étoffée en matière de mobilité partagée pourrait séduire de plus en plus de Français, notamment au sein des catégories les plus jeunes et vivant dans des grandes villes. Ces jeunes hésitent en effet souvent à se lancer dans l’achat (contraignant et/ou onéreux) d’une voiture qu’ils ne sortiront pas quotidiennement du garage. S’il parviennent déjà à trouver une place de parking...

Mots clefs associés à cet article : Autopartage, Covoiturage, Études, Allianz, Mobilités

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