Mobilité : nouvel appel à projets pour l’Ademe

Publié le par

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) vient d’acter le lancement d’une nouvelle édition de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI). Celle-ci a pour objectif de répondre aux problématiques liées à l’adaptation des territoires périurbains et ruraux face aux actuels défis environnementaux, économiques et sociaux.

Le dépôt définitif des dossiers aura lieu avant le 31 mai 2021, à midi. © DR
Le dépôt définitif des dossiers aura lieu avant le 31 mai 2021, à midi. © DR

À l’orée d’une nouvelle année, l’Ademe a amorcé un énième Appel à manifestation d’intérêt « France Mobilités – Territoires de nouvelles mobilités durables ». Intégré dans le plan d’action France Mobilités, porté par le ministère de la Transition écologique, cet AMI s’engage à accompagner les collectivités et les acteurs engagés dans la réalisation de projets visant à améliorer les déplacements en territoires ruraux et périurbains. Les programmes candidats doivent donc soulever des solutions et des services de mobilité, mais aussi de « démobilité » – un néologisme un peu barbare incarnant un principe selon lequel de nouvelles formes d’organisation permettraient de diminuer les trajets –, le tout en adéquation avec les besoins quotidiens des citoyens.

Deux axes d’application avancés

Les réflexions proposées devront s’articuler selon deux axes. Le premier englobe les stratégies et planification de la mobilité. En somme, ces plans « devront permettre à un territoire d’innover, fédérer, concerter et créer des synergies entre la politique de mobilité et les autres politiques publiques de planification en lien étroit avec l’environnement, la santé ou la politique sociale, et en coopération avec les territoires voisins », précise l’Ademe. Seront donc éligibles les projets portés par les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) existantes et ceux conduits dans une logique de mutualisation et de coopération dès lors que les AOM compétentes y sont parties prenantes.

Le deuxième axe sera destiné, quant à lui, à l’expérimentation de solutions et services de mobilité ou de « démobilité », de préférence inclusives et solidaires. L’appel à projets sera cette fois ouvert aux personnes morales de droit public disposant de compétences en matière de mobilité, ainsi qu’aux acteurs économiques et aux associations, « sous réserve d’un partenariat avec au minimum deux territoires éligibles », souligne l’Ademe.

Un agenda bien précis pour un véritable appui

Concernant le calendrier de rendu des dossiers de candidatures, un pré-dépôt (exposant la grille communale de densité, établie par l’Observatoire des territoires et utilisée pour définir l’éligibilité des territoires, ainsi que l’intention du projet) devra se faire avant le 16 avril prochain. Des échanges pré-dépôt avec la cellule d’appui régionale se tiendront ensuite avant le 30 avril 2021. Le dépôt définitif des dossiers, lui, aura lieu avant le 31 mai 2021, à midi.

Après délibération, les projets lauréats recevront un soutien financier de l’Ademe afin de concrétiser la mise en œuvre des idées émises. Un appui technique conjoint de l’Ademe et du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) pourra également être avancé, selon les besoins identifiés. Une démarche qui devrait aider à saisir les nouvelles opportunités d’action offertes par la loi d’orientation des mobilités (LOM), mais aussi à les expérimenter dans la vie de tous les jours pour de nombreux usagers.

Mots clefs associés à cet article : Collectivité locale, Ademe, Loi d’orientation des mobilités (LOM), Mobilités

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous Twitter Linkedin Facebook
Newsletter