Mobilité en entreprise : mieux se déplacer, c’est possible !

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Gagner du temps, rouler mieux et plus propre, faire des économies, tels sont les défis auxquels s’attaquent aujourd’hui les gestionnaires de flotte, avec le renfort de nombreuses start-up aux solutions novatrices.

Mobilité en entreprise : mieux se déplacer, c’est possible !

Si l’automobile est trop souvent montrée du doigt et subit de nombreuses taxations, elle représente toujours le premier mode de déplacement des personnes actives en France, soit près de 70 %, très largement devant les transports en commun, le vélo ou la trottinette. Dans une entreprise, la question se pose toutefois de trouver les clés pour améliorer encore les trajets des collaborateurs, de manière à optimiser les coûts, à réduire le temps passé sur la route, mais aussi à renforcer la sécurité des chauffeurs.

Les avancées technologiques aidant, de nouvelles solutions de télématique ont vu le jour, avec la promesse de mieux analyser les données de chaque véhicule et de faire progresser la conduite des professionnels. En raison de la fatigue et du stress, ces derniers avouent bien volontiers prendre davantage de risques que les autres conducteurs, ce qui augmente considérablement le potentiel d’accidents.

L’auto-partage se généralise

La collecte des informations relatives à la conduite par la télématique embarquée permet non seulement de réduire la sinistralité, mais aussi d’améliorer les facteurs économiques. C’est ainsi que la start-up lilloise WayKonect, désormais dans le giron du groupe Total, indique au conducteur la manière d’améliorer sa conduite via de nombreux conseils dispensés par une application sur smartphone. Le bon conducteur se voit ainsi récompensé par des primes, notamment, s’il adopte une conduite plus sûre et responsable. Ces professionnels de la route 2.0 plaisent beaucoup aux assureurs, qui estiment pouvoir diminuer jusqu’à 15 % les montants de leurs assurances flottes si les gestionnaires s’engagent à installer des solutions télématiques sur leurs voitures. Quand on sait que l’assurance représente jusqu’à 10 % du TCO, les économies espérées sont importantes.

Avec son application AntsRoute, la société Antsway (fondée en 2015) propose une approche différente. Destinée avant tout aux chauffeurs livreurs et aux techniciens, la start-up française promet d’optimiser les tournées des collaborateurs. « On va essayer de trouver le coût le moins cher pour chaque véhicule et de gérer la flotte en fonction du métier. Aujourd’hui, notre solution permet de réduire d’environ 20 % le kilométrage des tournées, mais aussi de gagner jusqu’à 35 % sur le TCO de l’intégralité de la flotte » explique Marc Grojean, dirigeant de la société. Cette application se destine aussi bien aux voitures et utilitaires à motorisation thermique qu’aux modèles électriques.
Si ces logiciels font partie des solutions innovantes pour améliorer la gestion des flottes automobiles, l’auto-partage est une piste désormais incontournable. Il faut partir du principe qu’au coût total de possession (TCO) se substitue désormais le coût total de la mobilité (TCM). Une entreprise est aujourd’hui en mesure de calculer le plus précisement possible le meilleur rapport coût/rentabilité et propose des solutions alternatives à ses collaborateurs, telles que l’auto-partage. L’idée est simple, des sociétés mettent à disposition des professionnels plusieurs modèles de voiture pour une durée ou pour une distance établie à l’avance par l’entreprise. Les collaborateurs ont ainsi accès à des automobiles stationnées dans des emplacements dédiés ou bien directement en voirie. En fonction des opérateurs, le véhicule doit être garé soit au point de départ – auto-partage en boucle – soit à n’importe quel endroit (free floating).

La start-up Ubeeqo innove aussi avec le « crédit mobilité ». « C’est une alternative que nous proposons aux directions des ressources humaines, qui s’intègre dans leur car policy » affirme Emmanuel Nedelec, directeur général de la société. Qui poursuit : « Plutôt que de leur proposer un véhicule statutaire dont ils n’ont finalement que peu besoin, nous leur suggérons d’opter pour un plus petit véhicule : un véhicule électrique ou une voiture partagée avec d’autres collègues par exemple. La différence de coût supportée par l’entreprise leur sera reversée sous forme d’un crédit mobilité qui, concrètement, s’apparente à un droit à consommer du transport (billets de train, de taxi…) pour l’ensemble de la famille du collaborateur. »

L’essor du vélo

Des start-up comme Mobility Tech Green reprennent ces solutions, mais anticipent aussi les besoins de demain avec la démarche Intelligence to Mobility. « Il y a très peu de temps, nous avons ajouté le vélo à notre gamme de véhicules partagés. C’est une vraie demande, que ce soit pour les entreprises ou pour les collectivités » explique Alexandre Fournier, directeur marketing et communication de Mobility Tech Green. Et d’ajouter : « La vraie tendance est à la multimodalité. Ainsi, certaines sociétés proposent à la fois de l’auto-partage, du covoiturage et des deux-roues à assistance électrique pour les courts trajets. »

Le plan de déplacement entreprise (PDE) mis en place depuis le 1er janvier 2018 exige des entreprises regroupant plus de 100 salariés sur un même site d’améliorer les déplacements des collaborateurs, que ce soit par les transports en commun, mais donc aussi par des vélos à assistance électrique. Les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés bénéficient dorénavant d’une baisse d’impôt égale aux frais générés par la mise à disposition gratuite d’une flotte de vélos pour leurs salariés, dans la limite de 25 % du prix d’achat de cette flotte. Une indemnité kilométrique vélo est même proposée dans certaines sociétés (fixée à 0,25 euro par kilomètre).

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