Mobilité électrique : les propositions de l’Avere pour relancer l’industrie automobile

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Pour l’Avere-France, la reprise économique du marché automobile passera par la transition énergétique et écologique. L’association fait donc appel au Gouvernement afin d’engager un soutien massif à l’électrification de l’ensemble de la filière et des transports routiers en particulier.

La reprise économique doit engendrer un nouvel avenir plus responsable et vertueux de l’industrie automobile selon l'Avere. (© European Union)
La reprise économique doit engendrer un nouvel avenir plus responsable et vertueux de l’industrie automobile selon l'Avere. (© European Union)

Le déconfinement n’aura pas lieu avant le 11 mai, comme l’a annoncé le Président Emmanuel Macron lundi 13 avril. En attendant, le marché automobile est au point mort, à l’image de l’industrie française, dont le chiffre d’affaires a plongé de 80 à 85 % selon le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire.

Néanmoins, la reprise du secteur se doit d’être d’ores et déjà anticipée. C’est pourquoi l’Avere-France a émis un plan de relance destiné à aiguiller les autorités dans leurs prises de décision futures. Et l’objectif avancé par l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique se révèle on ne peut plus clair : mettre le cap sur le verdissement du parc automobile. Une dimension environnementale à ne surtout pas négliger en vue de maintenir l’économie.

Voir vert sur le long terme

«  La relance économique doit être faite dans l’optique d’atteindre une économie compétitive bas carbone et de servir nos objectifs d’indépendance énergétique » martèle l’Avere-France, rejoignant sur ce point les exigences affichées du Président. L’organisme insiste aussi sur le fait que «  les mesures de relance doivent être mises en œuvre dans une perspective de long terme. » L’Avere dresse donc une liste de dispositifs à adopter pour que la crise sanitaire que subissent actuellement la France, l’Europe mais également le monde entier n’entrave ni ne retarde le passage vers une mobilité propre amorcé avant les bouleversements.

Parmi ses nombreuses propositions, l’Avere préconise donc de :

  • rendre la TVA récupérable pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables acquis sur une période d’un an après la sortie du confinement ;
  • exonérer de TVA les services de recharge électrique ;
  • réviser le dispositif des amortissements non déductibles en relevant à 45 000 euros le plafond pour les véhicules électriques (au-delà des douze mois suivant la fin du confinement) ;
  • rétablir le bonus écologique pour les entreprises, facilitant leur acquisition de véhicules électriques et hybrides rechargeables (déjà réclamé à maintes reprises par l’association) ;
  • créer un fonds de garantie de la valeur résiduelle des véhicules électriques et hybrides rechargeables pour les loueurs longue durée ;
  • évaluer à un montant nul l’avantage en nature pour une voiture électrique mise à disposition d’un salarié pendant les douze mois suivant la fin du confinement ;
  • rendre obligatoire et de façon progressive l’installation d’infrastructures collectives de recharge pour véhicules électriques dans les bâtiments collectifs en y associant les dispositifs de soutien financiers adéquats ;
  • encourager le déploiement de l’auto-partage électrique ;
  • accompagner la croissance de la filière des poids lourds et des véhicules utilitaires légers électriques ;
  • accompagner les collectivités territoriales ;
  • promouvoir les mobilités légères et électriques (deux-roues motorisés électriques, vélos à assistance électrique…) en augmentant les plafonds du bonus écologique pour deux-roues électriques à 1 500 euros et 300 €/kWh ;
  • étendre à la catégorie L l’obligation faite aux flottes publiques d’avoir 20 % minimum de véhicules zéro émission.

Autant d’ambitions dont l’objectif serait de stimuler la poursuite des investissements des constructeurs dans le domaine de l’électromobilité, des chaînes de production industrielle à la R & D en passant par la formation. Pour cela, le Gouvernement doit renouveler « son soutien et sa participation active à l’atteinte des objectifs nationaux de verdissement du parc automobile, tels que fixés dans le plan Climat […] ou encore la loi d’orientation des mobilités (LOM ) », ainsi que «  restaurer la trésorerie des entreprises grâce à une fiscalité incitative sur les véhicules électriques », enjoint l’Avere. Histoire que les efforts fournis pour se mettre au niveau des réglementations de CO2 n’aient pas été vains, mais qu’au contraire ils puissent être au commencement d’un nouvel avenir plus responsable et vertueux de l’industrie, automobile tout particulièrement.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Environnement, Mobilités, Avere, Coronavirus Covid-19

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