Micro-mobilité : des ventes qui explosent

Publié le par

Les ventes de trottinettes électriques ont augmenté de 129 % en 2018. Le chiffre d’affaires de la filière, en hausse de 32,4 %, atteint désormais 278 millions d’euros.

Les e-EDP s'imposent en vraie solution de transport, mais leur usage doit être davantage encadré.
Les e-EDP s'imposent en vraie solution de transport, mais leur usage doit être davantage encadré.

Objets curieux il y a quelques années, les engins de déplacement personnel (EDP) deviennent de plus en plus incontournables. En témoignent les derniers chiffres du baromètre de la Fédération des professionnels de la micro-mobilité (FP2M) : l’année 2018 a vu le chiffre d’affaires de la filière augmenter de 32,4 % pour atteindre 278 millions d’euros.

Près de 1,640 million d’EDP ont ainsi été vendus. Parmi eux, les trottinettes électriques ont largement compensé la stagnation à la baisse des trottinettes dites mécaniques : avec 237 749 ventes (+ 129 % par rapport à 2017), elles confortent leur rôle de locomotive de la filière. Dans une moindre mesure, les gyroroues, plus difficiles à maîtriser, voient leur volume de ventes augmenter de 19 % pour atteindre 4 181 unités. Best-seller des EDP électriques, les hoverboards continuent de séduire en masse les particuliers mais restent cantonnés à un usage de loisir (301 554 unités vendues et 3 % de croissance).

Une mutation qui devrait se poursuivre

« Le baromètre met en avant un usage de plus en plus massif de ce mode de déplacement en 2018 » analyse Jean Ambert, CEO du Smart Mobility Lab. Qui ajoute : « La forte progression du marché des engins de déplacement personnel électriques confirme que la micro-mobilité est entrée dans le quotidien des Français. Elle répond à des besoins profonds de mobilité légère, agile et intermodale. Les forecasts 2019/2022 que nous publierons fin avril mettent en évidence cette mutation durable d’un basculement du mécanique vers l’électrique. L’arrivée des nouveaux opérateurs de trottinettes en libre service confirme cette tendance en boostant le marché et en permettant à de nombreux utilisateurs de tester ce nouveau moyen de déplacement avant de faire un choix d’achat. »

« Les chiffres 2018 nous montrent une réelle transformation du marché » confirme Fabrice Furlan, président de la FP2M. Et de poursuivre : « Les EDP à destination de mobilité de loisir continuent de séduire, mais le principe de la micromobilité prend tout son sens dans la mobilité urbaine car elle accompagne au quotidien les Français dans leur mode de déplacement professionnel. Si ce phénomène a fait ressurgir des problèmes de sécurité, les nouvelles réglementations vont dans le bon sens. La croissance des ventes d’e-EDP (EDP électriques) et la qualité des accessoires liés sont une preuve de première prise de conscience des propriétaires d’engins de leur responsabilité vis-à-vis de leur propre sécurité, mais aussi de la bonne conduite sur la voie publique. »

L’année 2019 devrait marquer un tournant pour les micro-mobilités avec une trajectoire qui devrait s’éclaircir grâce à la LOM et à l’arrivée d’une norme, gage de fiabilité et de qualité pour les consommateurs.

Mots clefs associés à cet article : Micro-mobilité, FP2M

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter