Mercedes-Benz dit adieu à l’hydrogène pour les VP

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Le constructeur a décidé de stopper le développement des voitures à hydrogène, jugées « trop coûteuses » par le directeur de recherche chez Daimler, Markus Schäfer. Un choix qui annonce la retraite anticipée du GLC F-Cell.

Le GLC F-Cell prend sa retraite anticipée. © Mercedes-Benz
Le GLC F-Cell prend sa retraite anticipée. © Mercedes-Benz

Mercedes-Benz, filiale de Daimler met fin à son programme de développement de voitures particulières propulsées par des piles à hydrogène. Voilà l’information livrée par le directeur de recherche chez Daimler, Markus Schäfer, dont les propos ont été rapportés par Automotive News. La raison pour laquelle la marque suspend son travail sur l’hydrogène pour les voitures particulières, entamé il y a plus de 30 ans, est simple et pragmatique : le coût.

Le développement de cette technologie et la construction de voitures s’avèrent en effet trop onéreuses, équivalant presqu’au double des dépenses avancés pour un véhicule électrique. Il faut dire qu’avec la crise sanitaire qui impacte l’économie de toute la filière automobile, l’heure n’est pas aux investissements trop conséquents. Et même si Daimler estime que le résultat opérationnel de Mercedes-Benz devrait augmenter, grâce à une charge importante enregistrée l’an dernier, le constructeur allemand s’attend à un repli de son chiffre d’affaires en 2020.

Le GLC F-Cell remisé au garage

Par cette décision, Mercedes-Benz met un terme à la production de son seul modèle à hydrogène, le GLC F-Cell. Développé en 2013 dans le cadre d’une collaboration avec Ford et Nissan, ce SUV n’a été commercialisé que deux ans à un volume minime de quelques centaines d’exemplaires. Sa carrière de courte durée n’entame cependant pas les ambitions de Daimler envers les véhicules fonctionnant avec des piles à combustible. En janvier dernier, Markus Schäfer reconnaissait lui-même qu’elles « fonctionnent très bien. C’est juste un problème de coût, et c’est une question d’évolutivité. Nous avons besoin de volume ».

Vue fantôme du système de pile à combustible du GLC F-Cell. © Mercedes-Benz

Daimler n’abandonne donc pas totalement l’hydrogène mais l’expérimentera désormais ce système sur un nouveau secteur : celui des véhicules lourds. Les constructeurs Daimler et Volvo ont en effet annoncé, le 24 avril dernier, le lancement d’une joint-venture dans le domaine du camion à hydrogène. Leur objectif : lancer une première offre commerciale d’ici 2025. Un partenariat trouvant sa justification dans le fait qu’un groupe motopropulseur à pile à combustible est mieux adapté aux gros camions, à l’inverse des blocs de batteries électriques trop lourds et encombrants.

Le tandem souhaite proposer leurs premiers modèles à compter de la deuxième moitié de la décennie. « D’autres cas d’utilisation automobile et non automobile font également partie du périmètre de la nouvelle joint-venture », font également savoir les deux partenaires dont la future co-entreprise est valorisée à 1,2 milliard d’euros. Bien qu’elle reste encore soumise à l’approbation des autorités de la concurrence.

Mots clefs associés à cet article : Mercedes-Benz, Volvo, Voiture particulière (VP), Hydrogène, Camion, Daimler

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