Mercedes-Benz Sprinter : la course aux étoiles

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Bien connu de nombreux professionnels, le Mercedes-Benz Sprinter a acquis une solide réputation sur le marché des véhicules utilitaires légers depuis vingt-cinq ans. Avec trois générations au compteur, le grand fourgon de l’Étoile a toujours su se réinventer pour remplir des missions toujours plus variées.

Depuis 1995, trois générations de Sprinter ont été commercialisées. (© Mercedes-Benz)
Depuis 1995, trois générations de Sprinter ont été commercialisées. (© Mercedes-Benz)

Rien ne ressemble plus à un utilitaire qu’un autre utilitaire. Si le design reste basique, d’une génération à une autre, ces véhicules n’ont souvent rien à voir entre eux. Il y a désormais vingt-cinq ans naissait à Stuttgart, en Allemagne, le Mercedes-Benz Sprinter. Un grand fourgon ayant une double mission : prendre la succession de l’obsolète Mercedes-Benz TN datant de 1977 et faire de l’ombre, sur le marché français, aux antiques Renault Master, Peugeot J5 et Citroën C25 (rapidement remplacés par le duo Expert/Jumper, ndlr).

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La série spéciale « Sprinter » du MB 100 a donné son nom au fourgon. (© Mercedes-Benz Vans)

« Avec des freins à disques à l’avant et à l’arrière, le système de freinage avec antiblocage des roues ABS, incluant le répartiteur électrique de la force de freinage ABD, une carrosserie plus aérodynamique, une faible consommation et de nombreuses autres innovations, le Sprinter établissait de nouvelles références en matière de sécurité, d’efficacité et de confort », rappelle à l’occasion de ce jubilé le constructeur allemand. Lancé donc en 1995 et élu dans la foulée « Van de l’année », le Sprinter a failli ne jamais s’appeler ainsi. Ce patronyme a été repris par Mercedes-Benz à la filiale française de la marque, qui s’en servait depuis 1991 pour désigner une série spéciale d’un autre VUL de la gamme : le fourgon MB 100.

Une carrière internationale

Fabriqué à Düsseldorf, le Sprinter a été doté d’une large palette de motorisations développant de 79 à 143 chevaux avant son restylage intervenu pour l’an 2000, puis de 82 à 156 chevaux jusqu’en 2006. À noter que d’inédites versions survitaminées ont été produites outre-Atlantique avec notamment, sous le capot, un V8 6.1 l de 431 chevaux !

Le Sprinter a en effet connu une carrière très internationale. En 2001, Mercedes décidait de l’exporter et de l’assembler aux États-Unis. Le fourgon était alors vendu classiquement sous la marque Mercedes, mais aussi commercialisé par Dodge ou Freightliner avec des calandres légèrement modifiées.

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Le Sprinter est particulièrement apprécié des carrossiers et camping-caristes.(© Mercedes-Benz Vans)

La première génération de ce grand VUL – écoulée à 1,3 million d’exemplaires – a tiré sa révérence en 2006, laissant place à une nouvelle génération plus en phase avec son époque et conçue dans le cadre d’une coopération avec Volkswagen.

Le Sprinter II étant un clone technique du Volkswagen Crafter, les deux véhicules proposaient alors assez logiquement des prestations similaires tant en termes d’empattements (3,25 et 4,32 m) que de hauteurs de toit ou de longueurs de châssis (de 5,245 à 7,345 m). La banque d’organes était également partagée, avec des mécaniques essence ou Diesel plus puissantes développant de 130 à 258 chevaux. Mercedes-Benz s’enorgueillit d’ailleurs du fait que le Sprinter II ait été « le tout premier utilitaire à répondre à la norme antipollution Euro 6 ». C’était en 2013 avec l’apparition des versions restylées.

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Le Sprinter est également très apprécié des forces de l’ordre. (© Mercedes-Benz Vans)

Cette deuxième génération s’est distinguée sur le segment encombré des VUL par l’introduction de nombreuses aides à la conduite comme l’avertisseur de franchissement de ligne, l’avertisseur d’angles morts, l’assistant de prévention des collisions ou encore l’assistant de feux de route adaptatif.

Le virage de l’électrique

De 2006 à 2018, quelque 2,1 millions d’exemplaires ont été produits. La troisième génération du grand utilitaire Mercedes-Benz, développée cette-fois sans Volkswagen, a été placée sous le sceau du progrès technologique. Ainsi l’actuel Sprinter bénéficie des services Mercedes PRO Connect et du système multimédia intelligent MBUX. Deux équipements « ouvrant la voie à l’avenir et créant de nouvelles possibilités de gestion aussi bien pour les flottes que pour les artisans. Ces services permettant notamment de récupérer des informations sur le véhicule comme son emplacement, le niveau de carburant ou les intervalles d’entretien », explique la marque à l’étoile.

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Réunion de trois générations et vingt-cinq ans d’histoire. (© Mercedes-Benz Vans)

Techniquement, le véhicule a également évolué puisqu’il est désormais proposé en propulsion, transmission intégrale ou traction. « Plus de 1 700 versions différentes peuvent être configurées en mixant carrosseries, châssis, architecture (traction, propulsion ou 4 x 4) », assure le constructeur. Peut-être même plus encore car la troisième génération de Sprinter ne carbure plus uniquement à l’essence ou au gazole, mais aussi à l’électricité. Appelée e-Sprinter cette version, progressivement commercialisée, embarque un moteur de 85 kW et dispose d’une autonomie de 168 kilomètres entre deux charges grâce à sa batterie de 47 kWh. Soit de quoi séduire encore davantage les transporteurs pour répondre aux besoins de livraison du dernier kilomètre.

Mots clefs associés à cet article : Mercedes-Benz, Véhicule utilitaire léger (VUL), Marché VUL, Mercedes-Benz Vans

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