Marché français : sus au malus !

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Le système du bonus-malus, mis en place par le gouvernement l’an passé, porte ses fruits. C’est indéniable ! Il a surtout totalement réorganisé – ou désorganisé diront ses détracteurs – le marché. Ainsi, en janvier 2009, près de la moitié des immatriculations ont concerné des automobiles situées à moins de 120 g/km de CO2, jouissant d’au moins 700 euros de bonus. Il est flagrant que les catégories très avantagées par cette mesure progressent nettement, au détriment des secteurs les plus taxés, qui fondent comme la banquise sous l’effet du réchauffement climatique.
Ainsi, les classes inférieures à 120 g/km de CO2 ne représentaient que 31 % en janvier 2008. Nouveauté, les véhicules émettant de 121 à 130 g/km de CO2, pourtant récompensés de 200 euros de bonus, régressent de plus de 40 % ! Enfin, si les catégories de véhicules au-delà de 250 g connaissent une embellie, ce résultat est déformé par un mois de janvier 2008 trompeur. Celui-ci a connu une forte baisse sur ces catégories, liée à des anticipations d’achats en masse au mois de décembre. Des anticipations destinées à échapper au futur malus.
Le système n’en demeure pas moins un gouffre financier. Prévu pour atteindre l’équilibre, il est en fait lourdement déficitaire. L’an passé, ce sont près de 300 millions d’euros qui ont alourdi la charge de l’État. Et le rythme s’accélère en 2009, avec 33 millions d’euros de déficit sur le seul mois de janvier. Ce n’est pas tout, l’État devra trouver 200 millions d’euros supplémentaires en 2009 afin de financer la nouvelle prime à la casse. Françaises, Français, à vos porte-monnaie…

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