Marché automobile : les ventes en baisse de 7,5 % en Europe selon l’ACEA

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Le premier mois de l’année 2020 n’a pas été une réussite commerciale pour le secteur automobile européen. En témoignent les chiffres publiés par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), ce 18 février…

L’explication d’une telle contraction du marché européen tiendrait en un mot : fiscalité. © DR
L’explication d’une telle contraction du marché européen tiendrait en un mot : fiscalité. © DR

Des immatriculations portées à 956 779 unités et un repli du marché de 7,5% par rapport à 2019 : voilà le bilan du marché automobile européen au mois de janvier 2020. Une dégringolade comparée à l’année dernière à la même période, où les ventes de voitures particulières s’élevaient à plus d’un million (1 034 407 précisément). Et encore plus au regard de la fin d’année 2019, où le marché européen s’était payé le luxe de terminer en hausse bien qu’artificiellement gonflé par l’empressement des ménages à acheter avant 2020.

La France parmi les pays les plus touchés

D’après l’ACEA, c’est en Suède et en France que la chute a été la plus rude avec respectivement – 18% et ‐ 13,4%. Les marchés espagnols, allemands et britanniques, eux, s’inscrivent dans la baisse moyenne avec des reculs d’achat s’établissant à - 7,6% et 7,3%. Quant à nos voisins italiens, bien qu’attachés à la voiture, ils ne parviennent à contenir que sensiblement l’hémorragie, accusant tout de même un recul de 5,9%. Il n’y a guère qu’en Lituanie et à Chypre que les compteurs restent au vert, le premier affichant même une hausse des immatriculations de + 35% et le second + 14,2%.

L’explication d’une telle contraction du marché européen tiendrait en un mot : fiscalité. Au-delà des conditions économiques propres à chaque État membres de l’UE et de l’incertitude causée par le récent Brexit, les mesures gouvernementales en matière d’écologie prises en début d’année ont semble-t-il dérouté les acheteurs autant que les constructeurs. Et l’adoption d’une nouvelle grille de malus tenant compte du cycle WLTP au 1er mars ne devrait pas arranger les affaires du marché tricolore notamment, loin de là !

Toyota au top, PSA, Renault et Daimler en galère

Dans son étude, l’ACEA propose aussi un détail des ventes par constructeur. Et le constat n’est pas spécialement glorieux pour les groupes tricolores au mois de janvier. PSA accuse en effet une chute de 14% de ses ventes quand Renault s’écroule à 16,4%. Le groupe Fiat Chrysler Automobiles dérape quant à lui à - 6,4 %, moins gravement donc que Daimler, qui décroche à - 10,1%.

Seul Volkswagen demeure stable (- 0,1%) mais fait moins bien que Toyota. Fort d’une progression de 10,1%, le japonais débute ainsi l’année en beauté, porté par sa marque Lexus en grande forme (quasiment + 25%).

Quid de la répartition des énergies

Bien que le diesel représente encore plus de 30 % du marché européen, la demande de voitures carburant au gasoil a encore diminué. Le thermique a cependant encore sa place sur nos routes puisque les véhicules essence continuent leur tendance à la hausse, leur part figurant 57,3% des motorisations neuves. Les véhicules à charge électrique (ECV) constituent quant à eux 4,4% des ventes totales, soit trois fois moins que les véhicules à moteur alternatif (APV) - dont l’éthanol et le GNV - qui dépassent les 13%.

D’ailleurs, sur le podium des pays les plus électrifiés, on retrouve :

  1. 1. L’Allemagne avec 108 839 nouvelles voitures électrifiées entre octobre et décembre 2019, loin devant...
  2. 2. La Norvège (79 640)
  3. 3. Le Royaume-Uni (72 834)
  4. 4. Les Pays-Bas (72 596) et enfin...
  5. 5. La France (61 356)

Mots clefs associés à cet article : Études, Marché Europe, Véhicule neuf (VN), WLTP, énergies alternatives, ACEA

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