Luca de Meo assure que Renault va atteindre son objectif CAFE dès cette année

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A l’occasion de la présentation du concept Mégane eVision et de la Dacia Spring Electric, Luca de Meo a opté pour un style enthousiaste pour évoquer les premiers éléments stratégiques de relance du groupe.

Luca de Meo, lors de l'événement eWays. (© Olivier Martin-Gambier / Renault)
Luca de Meo, lors de l'événement eWays. (© Olivier Martin-Gambier / Renault)

La page Carlos Ghosn est définitivement tournée et cette fois, c’est le style même qui a changé : à la diplomatie bienveillante et à la profondeur d’analyse de Jean-Dominique Senard, Luca de Meo ajoute son enthousiasme communicatif, ses convictions et l’acuité de sa vision de positionnement. Gilles le Borgne, Denis Le Vot, Gilles Normand, Ali Kassaï, Laurens van den Acker…, tout le top management de Renault a le sourire, se félicite et se taquine même. Ce n’est pas de la légèreté, personne n’élude que les temps sont rudes et que des décisions douloureuses ont été prises, mais cela traduit une ambition retrouvée et un état d’esprit enfin moins luthérien.
Lors d’une table ronde, Luca de Meo a évoqué plusieurs points importants pour la relance du groupe. Tout d’abord, il assure que Renault va respecter son objectif cible CAFE dès cette année. Il allouera prioritairement ses crédits dans l’Alliance, tout en négociant avec d’autres constructeurs intéressés.

Un centre de gravité autour du segment C

Au niveau du plan produits, le premier mouvement consistera à resserrer la marque Renault sur les segments où il y a de la marge et où elle est légitime. Le segment C est central et le concept Mégane eVision a une grande importance car il va revisiter cette gamme à partir de 2021. Et Luca de Meo de faire référence aux Mégane bloscbusters des années 90. Le haut de gamme n’est pas vraiment visé et le sort de l’Espace semble scellé : « Le monospace du segment D représente environ 2 % du marché européen, ce n’est vraiment pas ma priorité, même s’il y a encore des choses à envisager avec cette belle histoire. Ma priorité, c’est le segment C, C+ et les modèles électriques ».
Il envisage Dacia comme une marque à 360 degrés, pas une sous marque, et si elle doit rester accessible, elle peut s’autoriser beaucoup de choses, y compris de séduire. « C’est un pilier du groupe et elle doit utiliser les assets du groupe à une juste spécification pour pouvoir offrir aussi des prix attractifs », souligne-t-il. Par ailleurs, la marque Mobilize, focalisée sur les nouvelles mobilités et de nouveaux business modèles, doit permettre une ouverture à d’autres acteurs pour de nouveaux débouchés pour les produits du groupe.

Retrouver sa juste place dans le concert des grands généralistes

Par rapport aux nouvelles réglementation, Luca de Meo juge que Renault a de la chance car il a deux leviers pour se relancer : la future génération de voitures 100 % électriques (Mégane) pour concurrencer Volkswagen et les solutions E-Tech, « une divine surprise quand je suis arrivé dans le groupe » en guise de réponse à Toyota. « Pour le zéro émission, Renault a aussi deux réponses, les BEV et les véhicules à hydrogène », met-il en avant.
Au niveau de la ré-internationalisation du groupe, Luca de Meo rappelle la distribution des rôles au sein de l’Alliance, pour ne pas se disperser, et demande un peu de temps : « Au-delà des forces de Global Access, il faudra prendre le temps de bien repositionner Renault où elle doit être, une marque généraliste face à Toyota, Ford, GM ou Volkswagen ».

Mots clefs associés à cet article : Dacia, Renault, Berline, Véhicule électrique, Alpine, Compacte, Véhicule électrifié , concept car

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