Levée de fonds record pour le gestionnaire de flottes autonomes Bestmile

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La start-up suisse, qui compte parmi ses clients français Keolis et la RATP, entend renforcer sa position sur le marché de la gestion des flottes autonomes. Elle a ainsi annoncé avoir investi 16,5 millions de dollars (soit 14,9 millions d’euros) pour accélérer son internationalisation.

La start-up suisse a procédé à une nouvelle levée de fonds record.
La start-up suisse a procédé à une nouvelle levée de fonds record.

Ça roule pour la jeune société helvète. Créée en 2014 par Anne Mellano et Raphaël Gindrat, Bestmile a procédé à une nouvelle levée de fonds. Il y a deux ans, 2 millions de dollars avaient déjà été dégagés pour permettre le développement de son logiciel de gestion de flotte de véhicules autonomes.

Cette fois, c’est un nombre à deux chiffres que la start-up basée à Lausanne est parvenue à obtenir. Seize millions et demi de dollars (soit presque 15 millions d’euros) ont ainsi été récupérés auprès de l’américain Blue Lagoon Capital, ainsi que Translink Capital. Des investisseurs historiques ont également participé à cette opération, tels que Serena, Road Ventures, Partech Ventures, le groupe ADP et Airbus Ventures.

Des clients renommés : une garantie qui rassure

Une manne financière importante que les créanciers ont investie sans trop d’inquiétude. Il faut dire que Bestmile revendique actuellement une quinzaine de clients à travers le monde et gère une centaine de véhicules autonomes. Que ce soit aux États-Unis ou en France notamment, les sociétés faisant appel à ses services de gestion sont nombreuses et reconnues. On peut, entre autres, citer Alto, Keolis (succursale de la SNCF) ou encore la RATP.

Autant de noms réputés qui ont convaincu Rodney Rogers à croire en la capacité d’expansion de la plate-forme. « L’industrie du transport est en plein boom, et le marché a de fortes attentes quant aux outils nécessaires pour garantir les performances des services de mobilité » estime le cofondateur de Blue Lagoon Capital, qui est devenu président du conseil d’administration de Bestmile à l’issue de ce tour de table. Un avis que partage Thomas d’Halluin, associé directeur d’Airbus Ventures.

Si son groupe n’a pas hésité à injecter plusieurs fois de l’argent dans la cagnotte de Bestmile c’est parce qu’il «  a été le pionnier de l’intégration de véhicules autonomes » proposant un logiciel « de services complet et riche en fonctionnalités qui permet aux exploitants de parcs de véhicules d’optimiser leurs actifs dans pratiquement tous les modes de transport ».

>> À lire aussi : Les navettes autonomes françaises à la conquête du monde

Quant à ce salutaire apport de 16,5 millions de dollars, il devrait booster la croissance de cette start-up, qui compte actuellement une soixantaine d’employés. De même qu’il agrandirait le champ des technologies possibles et l’extension des activités de Bestmile à l’international.

Une volonté confirmée par son cofondateur et CEO, Raphaël Gindrat. « Grâce à ces fonds, nous allons consolider notre position de leader en matière d’orchestration de flottes », a-t-il déclaré. Un défi quand on sait que la concurrence de l’américain Ridecell, de l’israélien Fleetonomy et du toulousain EasyMile s’annonce rude sur le terrain de la gestion des voitures autonomes.

Mots clefs associés à cet article : Marché Flottes, Véhicules autonomes, Économie

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