Les véhicules européens taxés rapporteraient plus de 440 milliards d’euros

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Selon l’ACEA, les taxes imposées aux véhicules à moteur seraient une véritable manne financière pour les gouvernements des principaux marchés de l’UE, Royaume-Uni compris.

Un gain en augmentation de près de 3% par rapport à l’année précédente. © DR
Un gain en augmentation de près de 3% par rapport à l’année précédente. © DR

L’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA) a publié l’édition 2020 de son guide fiscal. Ce dernier révèle le poids des taxes portant sur l’acquisition d’un véhicule, sa propriété et plus largement sur le milieu de l’automobile au sein de l’Europe. TVA, taxe d’immatriculation, taxe de circulation annuelle, taxe sur les carburants… Autant de recettes fiscales perçues par les gouvernements européens qui représentent 440,4 milliards d’euros. Un gain en augmentation de près de 3% par rapport à l’année précédente, et qui équivaut à plus de deux fois et demie le budget total de l’Union européenne.

L’Allemagne et la France parmi les états les plus gourmands

D’après l’ACEA, l’essentiel des prélèvements sur les véhicules s’opèrent sur la base des émissions de CO2 et/ou leur consommation de carburant. C’est en tout cas la règle en vigueur dans 24 pays de l’UE hormis l’Estonie, la Lituanie et la Pologne. A contrario, le top 5 des pays ponctionnant le plus en matière de taxes sont aussi ceux où la voiture tient une place centrale. Il s’agit de l’Allemagne (93,4 milliards d’euros), la France (83,9 milliards), l’Italie (76,3 milliards), le Royaume-Uni (54,1 milliards) et l’Espagne (30,0 milliards). Le guide de l’ACEA note également que plusieurs pays continuent de faire peser une cotisation financière sur des critères de puissance, de prix ou de poids. De même, seuls 13 états membres offrent des incitations à l’achat pour des véhicules électriques, la plupart des pays n’accordant que des réductions ou des exonérations fiscales.

Bien que la filière automobile soit loin d’être l’unique domaine de consommation taxé, cette abondante contribution « ne fait que montrer l’ampleur de l’importance de l’industrie automobile pour l’Europe », a déclaré Eric-Mark Huitema, directeur général de l’ACEA. Une façon subtile de rappeler que la santé de ce secteur influe sur celle de l’économie globale de l’UE. Et donc des budgets gouvernementaux.

Mots clefs associés à cet article : Marché Europe, Taxes, ACEA

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