Les sociétés d’autopartage veulent bénéficier d’un effet « municipales »

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L’Association des acteurs de l’autopartage (AAA) demande aux collectivités locales et territoriales de créer les conditions favorisant leur activité, afin d’optimiser le trafic automobile.

La filière de l'autopartage en France cherche à se structurer et à trouver un effet d'échelle favorable (© Clem’)
La filière de l'autopartage en France cherche à se structurer et à trouver un effet d'échelle favorable (© Clem’)

Par voie de communiqué, l’Association des acteurs de l’autopartage a interpelé les candidats aux élections municipales, dont le premier tour se tient le dimanche 15 mars 2020, pour solliciter un mode de travail convergent visant à favoriser leur activité et par extension, une meilleure gestion des flux automobiles et une meilleure maîtrise de la pollution locale. L’AAA estime le nombre de personnes inscrites à un service d’autopartage en France à 850 000, pour une flotte totale de l’ordre de 15 000 véhicules partagés.

Trouver un nouvel élan

« L’autopartage se développe dans les villes françaises, mais ce développement reste insuffisant et reste conditionné à la création de conditions favorables par les collectivités », estime l’Association qui rassemble onze membres (Communauto, Getaround, Mobility Tech Green, Modulauto, Mov’InBlue, ShareNow, Totem Mobi, Ubeeqo (filiale d’Europcar Mobility Group) et Vulog).

Faciliter le stationnement des véhicules partagés et la recharge pour les VE

Selon les statistiques avancées par l’association, l’autopartage reste une solution cantonnée aux grandes agglomérations. Environ 3 % du territoire français et 40 % de la population y ont accès. Cette solution de mobilité est pourtant considérée comme utile pour favoriser, voire accélérer, la transition écologique des villes. Chaque voiture en autopartage permet ainsi de remplacer entre 5 et 10 véhicules, selon une étude récente menée par le bureau 6-t cofinancée par l’Ademe. En outre, l’autopartage inciterait « chaque utilisateur à réduire d’environ 40 % ses déplacements en voiture au profit d’autres modes », selon l’AAA. Parmi ses différentes propositions, l’AAA préconise de consacrer « au minimum 1 % de l’espace de stationnement en voirie aux véhicules d’autopartage » et de « mettre en place les infrastructures de charge accessibles aux opérateurs pour le développement de l’autopartage électrique ».

(avec AFP)

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Autopartage, Collectivités, Marché France, Ademe

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