Les parkings souterrains restent désespérément vides

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La Fédération nationale des métiers du stationnement s’inquiète du peu de fréquentation des parcs de stationnement depuis la crise du Covid-19 et le déconfinement. Les ouvrages enterrés n’attirent plus les foules... faute d’automobilistes dans les rues.

La fréquentation des parkings souterrains est en chute libre ces derniers mois.(image d'illustration © Antonin Moriscot / A&E)
La fréquentation des parkings souterrains est en chute libre ces derniers mois.(image d'illustration © Antonin Moriscot / A&E)

Mais où sont donc passés les automobilistes ? C’est en somme la question que se posent les professionnels du stationnement. Les dernières statistiques de fréquentation des parkings français, publiées par la Fédération nationale des métiers du stationnement, regroupant les exploitants privés et semi-publics comme les prestataires et fournisseurs de matériels et signalétique ou architectes, bureaux d’études et cabinets de conseil, sont inquiétantes pour la profession.

« Les niveaux de fréquentation de la première quinzaine de juillet demeurent nettement inférieurs à ceux de l’an dernier ». Plus en détails, l’occupation des parkings chute de 23 % dans les villes de 15 000 à 50 000 habitants. Dans les plus grandes villes, la fréquentation diminue de 11 à 14 % tandis qu’à Paris, celle-ci plonge de 19 % par rapport à l’an dernier.

Situation critique près des "générateurs d’activité"

Cette forte réduction de la fréquentation dans les centre-villes est sans commune mesure avec celle concernant les gares et les aéroports. « Avec une chute respective de 50 % et de 72 %, les parkings des gares et des aéroports connaissent une fréquentation très dégradée.



Cela s’explique par les restrictions de déplacement à l’étranger et la baisse des voyages d’affaires. La fréquentation des parcs de stationnement liés à des générateurs d’activité (parcs des exposition ou parcs d’attraction) est quant à elle totalement sinistrée », relève encore la FNMS.

Repenser le stationnement urbain

Les professionnels du stationnement expliquent cette chute de la fréquentation de leurs ouvrages par un trafic automobile encore relativement restreint. Aussi, ils appellent les (nouveaux) élus municipaux à « tirer parti du maximum de possibilités offertes par les parcs en ouvrage. L’utilisation optimale des parkings permettant de libérer de l’espace en surface pour les autres usages rendus nécessaires par l’adaptation de la ville à la crise sanitaire ». La FNMS faisant là explicitement référence aux aménagements urbains dits "temporaires" aidant à respecter les mesures sanitaires sans davantage pénaliser l’activité économique, comme les nouvelles pistes cyclables ou encore l’installation des terrasses de cafés et restaurants sur la chaussée.

Mots clefs associés à cet article : Parking, Aéroport, Gare, Indigo, Stationnement

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