Les consommateurs encore réticents aux évolutions de la mobilité

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Une étude des comportements de consommation automobile menée par Deloitte tend à relativiser les évolutions des comportements de consommation de l’automobile et de la mobilité.

Lancés en fanfare puis retiré du marché quelques mois après, les Gobee Bike témoignent du bouleversement que vit le monde de la mobilité.
Lancés en fanfare puis retiré du marché quelques mois après, les Gobee Bike témoignent du bouleversement que vit le monde de la mobilité.

Dévoilée en ce début de semaine, l’étude annuelle mondiale de Deloitte sur la consommation automobile s’est penchée sur le ressenti des consommateurs vis-à-vis de l’électrification et de l’autonomisation de la mobilité. Les résultats montrent une progression de l’acceptation de ces nouvelles technologies mais ils sont assez disparates selon les pays. Les consommateurs français sont ainsi plus confiants dans l’autonomisation des véhicules avec seulement 36 % de sceptiques contre 50% en moyenne dans le reste de l’Europe. En 2017, c’était près de 65 % des français qui ne croyaient pas à la voiture autonome. Les causes de cette méfiance sont principalement liées à la médiatisation des accidents provoqués par les véhicules autonomes. A noter qu’un européen sur deux demande une implication et un contrôle de l’Etat des véhicules automatisés.

Les européens qui sont de plus en plus enclins à abandonner les motorisations conventionnelles. En France, 46% des consommateurs seraient prêts à choisir une motorisation alternative (37% une hybride, 5% une totalement électrique, 4% autre), ce qui représente huit points de plus qu’en 2017. L’hybride se taille la part du lion dans ces manifestations d’intérêt quel que soit le pays et laisse à la traîne l’électrique qui ne dépasse pas les 10% d’intéressés, à part aux Pays-Bas, où 12% envisagent une voiture sans émission directe pour leur prochain véhicule. La multiplication de l’offre et le prolongement de l’autonomie ne suffit donc pas à convaincre en masse, qui plus est à un tarif qui reste encore inaccessible pour le plus grand nombre.

Des nouveaux usages en baisse

La révolution des nouveaux usages de la mobilité est quant à elle malmenée : l’usage du VTC continue sa diminution entamée en 2017, le multimodal reste ponctuel pour la majorité des européens, et la voiture particulière continue d’être utilisée par une part stable de la population. Des observations à nuancer puisque l’étude ne précise malheureusement pas le déport éventuel lié à l’émergence des NVEI (Nouveaux Véhicules Electriques Individuels, trottinettes électriques) ou le développement des services de vélo et d’auto partage.

« Si les promesses des technologies sont en passe de devenir une réalité pour le plus grand nombre des consommateurs, notre étude révèle que plusieurs obstacles restent à surmonter. Cela se vérifie en matière d’acceptabilité du véhicule autonome, de compréhension de la valeur ajoutée apportée par les services connectés, et la compréhension de l’intérêt des nouvelles mobilités. La voiture individuelle telle que nous la connaissons a encore quelques belles années devant elle. » commente Guillaume Crunelle, Associé Deloitte, responsable du secteur automobile.

Lien vers l’étude (nécessite PowerPoint)

Mots clefs associés à cet article : Nouvelles mobilités, deloitte

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