Les bons gestes à adopter pour prendre la route des vacances en toute sécurité

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Avant de blinder votre coffre de bagages et de vous installer aux commandes de votre voiture, prenez cinq minutes pour lire nos conseils afin d’entreprendre un voyage le plus zen possible.

Partir en vacances, certes, mais l'essentiel est surtout d'en revenir. (© William Krause/Unsplash)
Partir en vacances, certes, mais l'essentiel est surtout d'en revenir. (© William Krause/Unsplash)

Ce week-end, les juilletistes (tous bronzés) vont rencontrer les aoûtiens (blancs comme des verres de lait) sur les axes routiers. Quarante-huit heures de chassés-croisés intenses se profilent donc. Et, même si vous êtes parés pour prendre la poudre d’escampette en amoureux, entre amis ou en famille, soyez vigilants. Surtout, il convient de…

Faire réviser sa voiture

Selon une récente étude menée par Opinion Way et le spécialiste de l’entretien automobile Norauto, une large majorité des conducteurs français (40 %) ne compte opérer aucune visite de contrôle avant de partir en vacances. Pourtant, avant de se lancer dans un long trajet, il est nécessaire de procéder à quelques vérifications d’usage pour s’assurer de transporter son petit monde en toute sérénité. Si un passage par les centres-autos agréés pour effectuer un contrôle technique apparaît comme l’idéal, la crise sanitaire a engorgé les garages, et les automobilistes n’ayant pas anticipé pourraient ne pas se voir proposer de rendez-vous avant le jour du grand départ. Malgré tout, contrôler l’état d’usure des pneus, les niveaux de vos liquides (freins, huile moteur, refroidissement, direction assistée, mais aussi lave-glace), le bon fonctionnement des feux (phares, clignotants et avertisseurs de freinage) ou de la climatisation peut se faire seul. Et en cas de défaillance constatée, ne tardez pas à faire appel en urgence à un professionnel de la maintenance.

Ne pas surcharger le véhicule

Le récent drame de l’A7 l’a tristement démontré : un véhicule bien entretenu est une condition sine qua non pour la sécurité routière. Inversement, une voiture dont le chargement dépasse le poids autorisé peut constituer une circonstance aggravante en cas d’accident. Veillez donc à respecter la charge maximale indiquée (PTAC à voir dans la portière côté conducteur ou mentionné sur la carte grise) afin de ne pas transformer votre auto en « voiture-chameau » – un délit qui impose de régler une amende de 135 euros par tranche de 500 kg en trop.

Optimisez également le rangement des bagages dans le coffre en plaçant les valises les plus lourdes en priorité et en ne mettant que des petits articles légers, n’encombrant pas la visibilité, sur la plage arrière. Veillez aussi à ce que tout soit bien maintenu pour qu’aucun objet ne devienne un projectile en cas de choc. Et si vraiment ce Tetris n’est pas suffisant, optez pour une galerie de toit ou une remorque en vous assurant que leur installation ne dissimule ni votre plaque d’immatriculation ni vos signaux lumineux. Enfin, astuce : vous voulez savoir si votre véhicule est en surcharge pondérale ? Faites un tour à la déchetterie, généralement équipée du matériel de pesée adéquat.

Surgonfler (un peu) les pneus

Dans le prolongement du conseil précédent, pensez à mettre un coup de pompe dans vos pneumatiques qui, avec l’accumulation de bagages et de passagers, seront soumis à plus rude épreuve que lors de vos trajets quotidiens. Faites ce gonflage à froid et n’oubliez pas de régler vos feux avant en conséquence pour qu’ils ne pointent pas trop vers le bas.

Laver le bolide

Ce n’est pas le ménage de printemps, mais c’est tout comme. Déjà, un petit nettoyage de l’habitacle rendra le voyage plus agréable pour tout le monde et vous fera sans doute gagner de la place dans les espaces de rangement. Ensuite, un décapage extérieur, surtout au niveau du pare-brise, permettra d’en contrôler son état, de détecter d’éventuels éclats et de vérifier les essuie-glaces. Jérôme, de Carglass, vous l’a en effet répété maintes et maintes fois : une bonne visibilité est essentielle avant de prendre la route en toute sécurité !

Manger léger

La voiture est OK, le plein est fait, vous êtes frais et dispo, direction votre lieu de repos estival bien mérité. Sauf que, pour le déjeuner, vous avez succombé aux petits plaisirs de l’autoroute et avalé des sandwichs triangle/chips/biscuits et autres gâteaux ultra sucrés pour vous donner de l’énergie… Grave erreur ! Comme pour le café, passé l’effet revigorant de ces sucres rapides, les risques de somnolence se feront ressentir et de manière bien plus accrue. Sans oublier qu’un repas trop copieux vous fera vous sentir lourd et amenuisera vos réflexes au volant. Misez donc plutôt sur un mélange de féculents, qui se digèrent plus lentement, de fruits et légumes frais, ainsi que de protéines animales peu riches en lipides (de préférence du poisson). Un carré de chocolat noir en dessert, pour le magnésium, le tout arrosé d’eau à volonté, viendra parfaire ce menu de champion (dont voici un exemple type recommandé par la Prévention routière). Et, bien sûr, pas d’alcool !

Surveiller la météo et consulter Bison Futé

En période de trafic routier dense, bien préparer son trajet s’avère essentiel pour conduire dans les meilleures conditions. Par conséquent, anticiper son horaire de départ et s’informer des prévisions météorologiques sont autant d’éléments à prendre en compte avant de prendre la route. Surtout si on est peu habitué à conduire sous la pluie, la neige et que l’on souhaite éviter les bouchons estivaux.

Éviter les plages horaires périlleuses

Rien ne sert de rouler, il faut partir à point nommé. Or, si nombre d’automobilistes vont sûrement prendre la route tard le soir ou très tôt le matin en pensant être tranquilles sur les axes routiers, gare ! Certains créneaux horaires sont à éviter car particulièrement dangereux. D’après les chiffres de la sécurité routière, le moment le plus risqué se situe entre 4 h 00 et 6 h 00 du matin. D’ailleurs, en moyenne, en France, un tiers des accidents de la route se produisent la nuit, alors qu’elle ne concentre que 10 à 20 % du trafic global. Car conduire de nuit ne convient pas à tous les profils et demande une adaptation de son comportement : ralentir, allonger les distances de sécurité entre véhicules et passer son rétroviseur intérieur en mode nuit par exemple.

Bref, jouer les chauffeurs nocturnes ne s’improvise pas et requiert également d’avoir, auparavant, bénéficié d’une bonne nuit de sommeil afin d’échapper à une nuisible somnolence. De même, la fourchette horaire entre 14 h 00 et 16 h 00, marquant le contrecoup de la digestion après le déjeuner, peut également poser problème. Sans oublier que les collisions impliquant des animaux sauvages surviennent, quant à elles, au crépuscule. Enfin, on évite d’enchaîner une journée de travail avec un départ en vacances, prendre la route à la sortie du travail étant peu recommandé. Prudence donc, à n’importe quelle heure !

Faire la sieste plutôt qu’une simple pause

Toutes les deux heures, il est nécessaire de s’arrêter sur une aire d’autoroute pour recharger les batteries du conducteur (et de la voiture si vous possédez une électrique). Toutefois, contrairement à l’adage longtemps martelé, une pause ne suffit pas/plus. Pour véritablement se requinquer et repartir du bon pied sur la pédale, mieux vaut faire un somme de 15 à 20 minutes. Une expérience menée cet été par la Fondation Vinci Autoroutes confirme en effet l’utilité d’un petit temps de sieste, en particulier à la mi-journée. Selon les conclusions de l’étude, cela atténuerait la fatigue tout en améliorant les capacités de conduite et la vigilance. Alors à votre oreiller, prêt, dormez !

Monsieur, passez le volant à madame. Madame, réclamez les pédales !

Le relais, il n’y a que ça de vrai ! Pourtant, sur la route, et notamment celle des vacances, les femmes se retrouvent davantage à la « place du mort » que derrière le volant, alors même qu’elles sont titulaires du permis de conduire. Étant tout à fait aptes à remplacer le conducteur en cas de défaillance technique de ce dernier, elles méritent donc de faire autre chose que de lire la carte routière ou de passer les compotes aux enfants pendant les trajets. En somme, messieurs, ne présumez pas de vos forces et faites confiance à ce véritable copilote (avec un E) trop souvent négligé.

Prendre ses lunettes de soleil

C’est bête comme chou, mais parfois les choses les plus évidentes sont oubliées dans le coffre, sous un monceau de sacs bien rangés… (voir plus haut).

S’hydrater et se badigeonner de crème

Cette recommandation est valable pour tous les passagers du véhicule car, oui, on peut attraper des coups de soleil derrière une vitre sans pare-soleil… Véridique et (malheureusement) vérifié par nos soins.

Trouver des occupations pour les enfants

Au risque d’enfoncer une portière ouverte, un bon trajet ne peut se faire sans un conducteur attentif et concentré sur sa conduite. Or, un habitacle rempli d’enfants, c’est aussi un lieu fourmillant de distractions. Surtout lorsque les bambins en question font preuve d’une sagesse discutable… Par conséquent, occupez-les pour éviter qu’ils ne vous préoccupent. Dessins, jeux, devinettes, films, etc. Les idées ne manquent pas. Veillez simplement à ce que les crayons ne soit pas trop bien taillés, les jouets trop pointus ou les outils coupants (bref, évitez de leur mettre une paire de ciseaux dans les mains) pour vous prémunir des blessures.

Faites également des pauses régulières, pendant lesquelles ils pourront vraiment se défouler. Et puis, bien sûr, harnachez-les correctement dans des sièges auto adaptés et homologués. Une évidence peut-être mais, selon une enquête de la Prévention routière, 2 enfants sur 3 se révèlent mal attachés en voiture. Enfin, pour les enfants qui auraient le mal des transports et seraient donc obligés de regarder la route, il y a toujours le traditionnel jeu des plaques d’immatriculation pour réviser les départements de vos voisins d’autoroute. Simple mais efficace et transmissible de génération en génération.

Bien se tenir

Outre l’obligation du port de la ceinture de sécurité (doit-on vraiment le rappeler ?), l’attitude physique adoptée dans la voiture a une importance fondamentale, mais souvent omise, lors d’un accident même minime. Ceci est valable autant pour le conducteur (réglage du siège, des rétroviseurs et bonne approche des pédales étant évidemment cruciaux) que pour les passagers. Combien de personnes se détendent au point de mettre les pieds sur le tableau de bord, orteils en éventail ? Sauf qu’en cas de déclenchement des airbags à la suite d’un impact, on vous laisse imaginer les conséquences d’une telle position…

Oublier le téléphone en conduisant !

On radote peut-être mais ce maudit téléphone est encore responsable de 16 % des accidents mortels sur autoroute. Or, à en croire le bilan annuel de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), 65 % des conducteurs déclarent interagir avec leurs portables en conduisant sur autoroute, et 31 % admettent même le prendre en main ! Une inattention qui peut avoir de grave conséquences, surtout quand celle-ci se voit cumulée au fait que près de 10 % des sondés reconnaissent ne pas changer de voie pour s’éloigner des agents autoroutiers en intervention.

Pourtant, 92 % des Français interrogés se disent inquiets de l’usage généralisé du téléphone au volant, et plus de 8 personnes sur 10 estiment la dangerosité du smartphone comparable à celle de l’alcool, de la drogue ou de la fatigue. Un paradoxe qui révèle combien les écrans nous ont rendus accros. Alors, en vacances, et plus particulièrement sur la route, faites une cure de déconnexion. Et si vraiment le téléphone s’avère nécessaire pour la navigation GPS, laissez un passager gérer son utilisation.

Sur ce, bonnes vacances, profitez bien de vos congés et revenez, bronzés ou non, mais surtout sans soucis !

Mots clefs associés à cet article : Entretien, Autoroute, Embouteillages, Péages, Sécurité

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