Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) se multiplieront en France d’ici à 2020

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Le 20 juillet dernier, Nicolas Hulot et Élisabeth Borne ont présenté, lors d’une conférence de presse, les engagements de l’État en faveur de la mobilité propre et de la qualité de l’air. Ces mesures, qui s’inscriront dans la loi d’orientation sur les mobilités, prévoient notamment la multiplication des Zones à Faibles Émissions (ZFE) partout en France d’ici à 2020.

Nicolas Hulot lors de la présentation des engagements de l’Etat en faveur de la mobilité propre et de la qualité de l’air, le 20 juillet. ©A&E2018
Nicolas Hulot lors de la présentation des engagements de l’Etat en faveur de la mobilité propre et de la qualité de l’air, le 20 juillet. ©A&E2018

«  Si les émissions de polluants sont déjà en baisse grâce aux efforts des acteurs impliqués, cela est loin d’être suffisant. Nous ne pouvons plus attendre. La pollution atmosphérique nuit à la santé de millions de personnes et à notre qualité de vie », a martelé le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Pour y arriver, après le durcissement du malus automobile, le Gouvernement souhaite mettre en place un partenariat ambitieux avec les collectivités locales pour développer les Zones à Faibles Émissions (ZFE), notamment dans les territoires particulièrement touchés par la pollution de l’air, d’ici fin 2020.

Interdire l’accès des villes aux véhicules polluants

Concrètement, devraient rapidement se multiplier en France des zones dans lesquelles serait instaurée une interdiction d’accès, sur des plages horaires déterminées, pour certaines catégories de véhicules. La mesure repose sur le système des vignettes Crit’Air, dont 10 millions d’exemplaires ont déjà été délivrées aux automobilistes. Alors que ces zones sont aujourd’hui uniquement déployées à Paris et Grenoble, la loi porte l’ambition de les voir se multiplier à travers l’Hexagone.

Les territoires concernés par les ZFE dépassent régulièrement les seuils de concentration de polluants atmosphériques, et sont par conséquent visés par le contentieux européen. Au total, 15 villes sont touchées parmi lesquelles Paris, Marseille, Toulon, Nice, Rouen, Saint-Etienne, Grenoble, Lyon, Strasbourg, Montpellier ou encore Toulouse.

Vers un contrôle automatisé par caméra

La loi demandera par ailleurs à toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants d’évaluer l’opportunité de mettre en place une telle zone. L’État s’engage pour sa part à accompagner la démarche mais également à donner aux collectivités locales des moyens automatiques et simples de contrôles du respect de ces futures zones. La piste envisagée est celle du contrôle par caméra vidéo. Si le véhicule n’a pas le droit d’être là, une amende de 68 euros serait envoyée au propriétaire.

Les Zones à Faibles Émissions ont fait leurs preuves chez nos voisins européens pour repenser progressivement la mobilité des territoires et améliorer significativement la qualité de l’air. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air est responsable de la mort prématurée de 48 000 personnes chaque année en France. La signature du pacte engageant l’État et les collectivités doit avoir lieu le 8 octobre prochain.

Mots clefs associés à cet article : Bonus-malus, Vignette, Zones à Faibles Emissions (ZFE)

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