Les SUV, modèles les plus volés en 2019

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Selon l’observatoire des vols, publié par Coyote pour la troisième année consécutive, près de la moitié des véhicules volés en France étaient des SUV. Mais le segment des utilitaires a également été très prisé par les voleurs en 2019.

L’Île-de-France et la région Paca concentrent à elles seules 70 % des vols de voitures. (© Mercedes)
L’Île-de-France et la région Paca concentrent à elles seules 70 % des vols de voitures. (© Mercedes)

Comme tous les ans au mois de juin, l’entreprise Coyote opère un état des lieux du vol de voitures en France. Basé sur les rapports d’opération de son activité de récupération des véhicules volés, Coyote Secure, l’observatoire des vols du célèbre système de guidage par GPS apporte un complément aux analyses statistiques des rapports officiels du ministère de l’Intérieur. «  Le taux de sinistralité nous permet d’avoir une vision réaliste du nombre vols par rapport au parc actif, c’est-à-dire équipé » fait valoir Benoît Lambert, directeur général chez Coyote.

Suivant ces relevés, cette étude expose les tendances nationales observées pour 2019. Ainsi, 140 200 vols de véhicules ont été répertoriés en 2019, soit un toutes les quatre minutes et 400 par jour en moyenne. « Un chiffre stable par rapport à 2018 », souligne Coyote. Qui rapporte aussi que les habitants des grandes agglomérations (plus de 200 000 habitants) ont trois fois plus de chances de subir un vol de véhicule que ceux des petites communes. Quant aux méthodes de vol employées, elles utilisent pour les trois quarts l’électronique, autrement appelé mouse jacking. En augmentation de 14 % sur trois ans, cette pratique consiste à pirater les systèmes des voitures, de plus en plus équipées en électronique. À noter enfin que, dans 73 % des cas, les vols de véhicule ont lieu la nuit.

Les SUV, cibles privilégiées

S’intéressant aux modèles les plus prisés des malfrats, Coyote dévoile que les 4 × 4/SUV sont ceux qui attirent le plus de convoitises, constituant 44 % des vols. Pour cause : il s’agit des véhicules les plus récents et les plus tendance. Or la plupart des voitures volées le sont pour le trafic de pièces détachées, « mais aussi pour l’export vers des territoires où les marques ne sont pas disponibles », commente l’observatoire. Côté deux-roues, leurs propriétaires ont une chance sur seize de se faire dérober leur engin. Les vols de deux-roues en Île-de-France ont par ailleurs augmenté de 18 % entre 2017 et 2019. Avec un taux de sinistralité de 106 pour 1 000, le scooter est toutefois deux fois plus volé que la moto.

Mais les véritables modèles suscitant l’intérêt des voleurs sont « les véhicules liés à l’activité professionnelle, et plus précisément les utilitaires, [qui] sont cinq fois plus volés que les véhicules particuliers », avance Benoît Lambert. Là encore, pour être dépecés et revendus en pièces détachées hors du territoire français. La disparition d’un VU ou d’un fourgon engendrant cependant un manque à gagner important pour les professionnels, nombre d’entre eux ont choisi d’équiper leurs véhicules de télématique embarquée. À voir si cette volonté d’opter pour des outils de géolocalisation aura une influence significative sur les résultats de l’an prochain.

Cartographie d’une cleptomanie organisée

Avec un taux de sinistralité de 12,6 véhicules volés pour 1 000 véhicules équipés de la solution Coyote, les Hauts-de-France sont la région où les véhicules avaient le plus de chance d’être volés en 2019. Par leur taille, l’Île-de-France et la région Paca concentrent quant à elles 70 % des vols de voitures. Loin devant la Bretagne, région semble-t-il la plus sûre.

Mots clefs associés à cet article : Coyote, Véhicule utilitaire léger (VUL), Études, Observatoire, Marché France

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