Les États généraux de l’automobile,

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Le mardi 20 janvier 2009, jour d’intronisation de Barack Obama à ses fonctions de Président des États-Unis d’Amérique, notre président de la République française, comme les membres du gouvernement, ont été très actifs. Tandis que Nicolas Sarkozy traitait avec les banques et que l’on présentait un énième plan banlieue, François Fillon, en compagnie de Jean-Louis Borloo, Christine Lagarde et Luc Chatel, entre autres, présidait les États généraux de l’automobile, pas moins, auxquels étaient conviés – convoqués ? – les patrons des constructeurs français. Même si Nicolas Sarkozy avait affirmé qu’il n’y aurait pas d’aides supplémentaires pour les constructeurs automobiles, François Fillon a tout de même annoncé 5 à 6 milliards d’euros pour ces messieurs à la tête des constructeurs nationaux – et dont la devise devrait être : « Gouverner, c’est prévoir » –, qui n’ont rien prévu du tout… Aujourd’hui, ces derniers se payent le luxe de réclamer encore des baisses de charges (alors qu’ils ne les payent déjà pas toujours en totalité…) et renâclent presque à en accepter les conditions d’attribution.

Nouveau train de mesures

Pour les aider à traverser une crise plus profonde et durable que prévue, la France concède jusqu’à 6 milliards d’euros aux constructeurs français contre l’engagement de renoncer à la fermeture de sites de production dans l’Hexagone pour, ou non, délocaliser. Il en irait de la survie des constructeurs, fournisseurs et distributeurs. Les premiers devant, à travers un fonds spécifique, s’engager à soutenir les seconds, alors que nous serions en surproduction automobile de l’ordre de 20 %… Et avec des coûts de 1 400 euros supérieurs par véhicule… Soit le montant (pour 1 000 euros tout au moins) estimé par Carlos Ghosn des charges “ en trop ” pesant sur la production automobile…
Enfin, si l’on peut se réjouir qu’en période de crise économique et financière l’État joue pleinement son rôle, certaines critiques émanent cependant des associations environnementales, soit le WWF France. Elles constatent avec dépit que, sur les 6 milliards d’euros de soutien à la filière automobile, seuls 10 % sont alloués à des démarches environnementales, limitées aux 400 millions d’euros en faveur de la recherche et du développement des véhicules décarbonés et aux 200 millions d’euros du bonus-malus… à la condition naturellement que ces derniers soient bien utilisés à ces fins. Ce qui, soulignent encore ces organisations, contredit les déclarations du Grenelle de l’environnement. Comme quoi !

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