Le véhicule électrique, premier enjeu du secteur automobile selon une étude KPMG

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Selon une étude menée par KPMG, le véhicule électrique est l’enjeu primordial du secteur de l’automobile dans le monde.

En France, les décideurs sont moins confiants sur l'hydrogène qu'au niveau mondial.
En France, les décideurs sont moins confiants sur l'hydrogène qu'au niveau mondial.

Selon une étude KPMG, le véhicule électrique est l’enjeu clé des cinq prochaines années. Menée dans 43 pays auprès de plus de 900 dirigeants (constructeurs, équipementiers, distributeurs, entreprises de location, fournisseurs d’énergie…) et 2 100 consommateurs, cette étude définie les tendances clés du secteur automobile dans le monde.

L’hydrogène gagne du terrain

Le véhicule électrique est au centre des préoccupations des décideurs du secteur. Ces derniers pointent d’ailleurs du doigt les freins au développement de cette motorisation, comme le manque d’infrastructures. En France, 43 % des décideurs la dénoncent, contre seulement 28 % au niveau mondiale.

Mais le véhicule électrique à batterie n’est pas le seul sur le marché. « Les tendances globales montrent que la pile à hydrogène ne cesse de gagner du terrain auprès des constructeurs » précise l’étude KPMG. Une affirmation vraie au niveau mondiale, où 59 % des décideurs considèrent l’hydrogène comme la tendance clé de l’année, mais plus nuancée en France, où ils sont seulement 29 % à le penser.

Résultat, d’ici cinq ans, les personnes interrogées estiment que les véhicules à batterie représenteront 29 % du mix, 25 % pour les véhicules à pile à hydrogène, 25 % pour les véhicules thermiques, et 24 % pour les motorisations hybrides ou hybrides rechargeables. Le diesel, bien que pointé du doigt, reste pertinent pour 50 % des décideurs dans le monde, 39 % en France.

Données, véhicule autonome et usage

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Autre préoccupation des décideurs : les données. « Ils sont 83 % à considérer que la donnée est le carburant essentiel à l’amélioration de l’expérience client », indique KPMG. Logiquement, la question de la protection des données se pose aussi. En France, 18 % des consommateurs disent préférer confier les données de leurs véhicules aux constructeurs plutôt qu’à Google, Apple, Facebook ou Amazon.

Autre point abordé dans cette étude, celui du véhicule autonome. Pour la majorité des personnes interrogées (94 %), le cadre réglementaire nécessaire à l’utilisation de ces véhicules autonomes ne sera « pleinement opérationnel » que d’ici à 2040 . Le véhicule autonome, qui pourrait être d’abord utilisé pour les transports en commun, pose aussi la question de l’usage des véhicules. Pour 43 % des répondants, les propriétaires d’une automobile aujourd’hui ne le seront plus d’ici à 2025.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique

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