Le top des modèles et marques les plus vendus en Europe en 2019

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Jato a publié, ce jour, une étude de marché analysant les progressions de ventes auprès des 27 pays d’Europe sur l’année 2019. Résultat : les SUV ont toujours la cote et le mois de décembre a permis d’établir un record.

© Clotilde Gaillard /Slon / Brgfx / Freepik
© Clotilde Gaillard /Slon / Brgfx / Freepik

Alors que l’année 2020 ne démarre pas fort pour le marché automobile européen, en recul de 7,5 % en janvier, comment s’est-il comporté sur les douze mois précédents ? L’institut Jato Dynamics a examiné la tendance de 2019 au peigne fin et livre aujourd’hui de complètes observations.

2019, meilleure année de vente depuis une décennie

Avec 15 757 412 voitures neuves enregistrées l’année dernière, soit 171 452 immatriculations de plus qu’en 2018, 2019 s’inscrit comme la cinquième année consécutive de croissance pour l’Europe des 27. Le volume des ventes de véhicules a ainsi connu une hausse de 1,1 % pour le marché des voitures particulières. Une augmentation contrastant avec les résultats négatifs enregistrés en Chine et aux États-Unis, où les ventes ont baissé respectivement de 8 % et 2 %.

Mais que l’on ne s’y trompe pas, cette belle santé n’est qu’artificielle puisque ce sont les achats de dernière minute, en décembre, qui ont permis d’inverser la tendance négative qui se profilait l’été dernier. Pour preuve : janvier 2020 est reparti en chute libre. Pas sûr que cette année le marché européen parvienne donc à redresser la barre et dépasser les 16 millions d’unités, palier qui n’a plus été franchi depuis 2007.

Un marché global porté par les flottes

Selon les chiffres avancés par Jato, plusieurs pays d’Europe sont parvenus à battre des records de ventes sur leurs marchés nationaux. C’est le cas de la Pologne, par exemple, qui grimpe ainsi à la sixième place des marchés européens avec une hausse de 4,4 %. Record également pour la Belgique, le Danemark, la Slovaquie et le Luxembourg. Quant à la Roumanie et la Croatie, ont, eux, enregistrés leurs meilleurs résultats depuis 2008.

Quid du trio de tête ? L’Allemagne fait la course en pole position avec 3,6 millions d’unités, chiffre en hausse de 5 %. Nos voisins germains sont suivis par les Britanniques, à 2,3 millions d’immatriculations (- 2,4 %), talonnés de près par… les Français. Le marché tricolore a enregistré une hausse de 1,8 %, s’établissant à 2,2 millions de voitures. Des performances principalement engendrées par les sociétés. Car, selon Felipe Munoz, analyste mondial chez Jato Dynamics, « ces bons résultats peuvent s’expliquer en partie par de meilleures offres et, surtout, par une augmentation des inscriptions d’entreprises qui ont augmenté de 4 %, représentant 58 % du marché. »

Les SUV représentent 38,3 % du marché

Bien que décriés par les instances européennes et la future norme CAFE, les « sport utility vehicles » n’en finissent pas de séduire les acheteurs. Ce segment met donc une nouvelle fois la raclée à ses challengers citadines, compactes et monospaces en s’écoulant à quelque 6 millions d’unités. De toutes les typologies de véhicules, les SUV sont même les seuls à progresser en termes de parts de marché par rapport à 2018, passant de 35 à 38 %.

Le plébiscite de Volkswagen

Tel un lien de cause à effet, les SUV ont servi de levier de croissance à certains constructeurs automobiles européens, à l’image de Volkswagen. Au sein de la gamme du groupe, leur part de vente a même progressé de 8,7 points. Ce n’est pourtant pas un modèle SUV qui se hisse au top du classement des voitures les plus vendues en Europe mais une compacte. En l’occurrence la Golf de Volkswagen, première marque la plus populaire devant Renault, Ford, Peugeot et Mercedes-Benz. Avec le Losange, il est d’ailleurs le seul constructeur à atteindre les plus d’un million d’unités immatriculées. 1,8 million, soit une augmentation de 1 % par rapport à 2018 précisément, pour l’allemand contre 1 million et une dégringolade de 4 % pour son concurrent français direct.

Derrière la Golf, dont la huitième génération vient d’être commercialisée à partir de 29 000 euros, on retrouve trois citadines (la Clio, la Polo et la Fiesta), toutes en perte de vitesse notoire. Tandis que le SUV Volkswagen T-Roc (+ 46 %), la berline Mercedes-Benz Classe A (+ 28 %) et le SUV Dacia Duster (+ 24 %) connaissent un essor inédit.

Plus d’un million de nouveaux véhicules électrifiés

Fort de 1,28 million d’immatriculations en 2019, les véhicules électrifiés représentent 8 % des ventes du marché total et une progression de 35 % par rapport à 2018. Un nouveau record mondial qui grignote peu à peu les parts des voitures diesel et la timide croissance de 5 % enregistrée par les voitures à essence. De quoi faire dire à Felipe Munoz que l’Europe est « désormais le marché le plus important pour la pénétration des véhicules électriques, derrière le Japon et ses hybrides populaires. »

En somme, 2019 fut l’année la plus faste pour le marché automobile européen depuis dix ans, autant en termes de volume que de diversité énergétique. À voir maintenant de quelle manière il évoluera en 2020 sachant que, comme le relève l’expert de Jato Dynamics, « la question est maintenant de savoir si cette force se poursuivra sous des réglementations encore plus strictes. »

Mots clefs associés à cet article : Volkswagen, SUV, Études, Marché Europe, Véhicule neuf (VN), Groupe Renault

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