Le spécialiste du VTC Didi et le constructeur BAIC vont lancer une flotte de 100 000 véhicules en autopartage

Publié le par

Deux groupes chinois de premier plan, Didi et BAIC, viennent d’annoncer la création d’une plateforme de location à la demande, qui va déployer 100 000 véhicules en trois ans.

Didi s'associe à plusieurs partenaires de premier plan pour lancer une nouvelle plateforme d'autopartage. (DR / Didi Chuxing)
Didi s'associe à plusieurs partenaires de premier plan pour lancer une nouvelle plateforme d'autopartage. (DR / Didi Chuxing)

Le constructeur BAIC (Beijing Automotive Group) et le spécialiste du VTC Didi Chuxing ont annoncé qu’ils s’associaient, afin de lancer une vaste plateforme d’autopartage. Le pool de partenaires a fière allure car il réunit aussi le fabricant de batteries CATL, State Grid, Postal Savings Bank of China et Uxin, spécialisé dans la vente de véhicules d’occasion, notamment en ligne. Soit un écosystème très complet et particulièrement robuste au niveau financier.

Toucher des clients plus jeunes

Dans la première phase du projet, la flotte portera sur 100 000 véhicules qui seront progressivement déployés sur trois ans. « A l’heure où le ralentissement du marché chinois se fait sentir, au-delà de la situation exceptionnelle générée par la crise sanitaire du coronavirus, l’idée est de proposer une solution de mobilité performante aux jeunes clients, moins attachés au principe de possession », ont déclaré les partenaires lors d’une conférence de presse. Des clients que Didi connaît déjà via son expérience des VTC. Rappelons qu’avec l’appui des autorités chinoises, Didi a fermé la porte du marché chinois à…Uber  ! Bien que déficitaire, comme Uber et Lyft, Didi, qui ne compte pas que des investisseurs chinois (les groupes japonais Softbank et Toyota sont aussi au capital), est actuellement valorisée aux alentours de 50 milliards d’euros.

BAIC tisse sa toile

Pour BAIC, l’objectif est aussi d’offrir un large éventail de solutions de mobilité, en intégrant le principe croissant de l’usage et en dessinant un business-model basé sur un taux d’utilisation plus élevé d’une partie de son parc de véhicules mis à la route. Le groupe mène déjà des explorations comparables avec Volkswagen ou BYD, par exemple. Il convient de rappeler aussi que BAIC a pris une participation de 5 % dans Daimler, devenant ainsi le troisième actionnaire du groupe allemand. Il envisage d’ailleurs une nouvelle montée au capital de Daimler. En outre, le groupe chinois s’aventure hors de ses frontières, par exemple en Algérie, via une coentreprise. Un pays, où il possède une usine CKD, située à Batna.

JPEG - 59.5 ko
Au-delà de sa prise de participation dans Daimler, BAIC est aussi un partenaire privilégié de Hyundai en Chine. (DR / BAIC)

Mots clefs associés à cet article : Hyundai, Volkswagen, Véhicule neuf (VN), Véhicule d’occasion (VO), Économie, Daimler, Véhicule électrifié

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter
Recherche
NOS EVENEMENTS
    Guide Fiscal 2020

    Le guide de la fiscalité des véhicules d’entreprises, édition 2020, est l’outil indispensable.

    Guide Fiscal 2020
    COMMANDER