Le plan de sauvetage financier d’Europcar se met en place

Publié le par

Au bord du gouffre, Europcar Mobility confirme avoir obtenu ses premières lignes de financement, garanties par l’État espagnol. Par ailleurs, les négociations se poursuivent afin d’obtenir d’autres financements garantis par l’État français.

La première pierre de l'opération de sauvetage d'Europcar a été posée. (DR)
La première pierre de l'opération de sauvetage d'Europcar a été posée. (DR)

En difficulté depuis plusieurs mois, le loueur Europcar Mobility a été mis à terre par l’arrêt quasi total de ses activités à la suite de la crise sanitaire du Covid-19 et des mesures de confinement imposées dans plusieurs pays, dont la France. Après avoir mis en œuvre de premières mesures d’économies (encore renforcées ces derniers jours au niveau du poids de sa flotte et de son personnel), Europcar cherchait à négocier un prêt de liquidités de 223 millions d’euros auprès d’un pool de banques.

Un premier pas a été réalisé par le biais d’une ligne de financement de 36 millions d’euros, garantie à 70 % par l’État espagnol. Une situation qui ne doit pas surprendre quand on sait qu’Europcar, outre ses activités en Espagne, a pris le contrôle de Goldcar, très actif dans le pays avec un positionnement low cost.

Négociations complexes autour d’un prêt garanti par l’État français

Europcar peut compter sur le soutien de l’État français, via BpiFrance et le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), entité rattachée à Bercy soutenant les grandes entreprises en difficulté. Des discussions sont aussi en cours avec l’État pour obtenir un PGE (prêt garanti par l’État), mais le montant nécessaire au sauvetage d’Europcar pose problème par rapport aux règles d’éligibilité du dispositif. Le loueur ajoute mener des négociations similaires par le biais de ses filiales à l’étranger dans les pays où des dispositifs comparables ont été déployés, naturellement.

Une action sous les 2 euros !

Rappelons qu’au-delà d’Eurazeo, qui détient encore 30 % du loueur même s’il avait annoncé sa volonté de les céder, l’actionnariat d’Europcar est très composite et inclut notamment des fonds aux pratiques agressives. La valorisation boursière a fondu comme neige au soleil et, malgré le soutien de l’État français, le titre n’arrive pas à tutoyer la barre des… 2 euros. Mais le dossier Europcar est aussi socialement sensible, car il pèse 12 000 salariés, répartis dans de nombreux pays, pour une flotte estimée à 330 000 véhicules et 7,7 millions de clients.

JPEG - 19.3 ko
Caroline Parot, CEO d’Europcar Mobility. (DR / Europcar Mobility Group)

Mots clefs associés à cet article : Europcar, LCD, Économie, Aéroport, Coronavirus Covid-19

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter