Le plan d’action du Gouvernement pour le développement des véhicules autonomes

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L’Etat a dévoilé hier, lundi 14 mai, le cadre stratégique dans lequel s’inscrira son action pour le développement des véhicules automatisés ou autonomes. Dix actions prioritaires ont été définies.

« Le véhicule autonome participe de la révolution que nous vivons en matière de mobilités » (Elisabeth Borne, ministre chargée des transports).
« Le véhicule autonome participe de la révolution que nous vivons en matière de mobilités » (Elisabeth Borne, ministre chargée des transports).

Enjeu considérable pour les politiques de transports et de sécurité routière, le véhicule autonome fait partie des priorités du Gouvernement dans sa politique de relance industrielle. L’État a ainsi décidé de mettre en place 10 actions prioritaires pour le développement de cette technologie. Objectif : aider la filière française à se positionner sur ce marché particulièrement porteur, mais aussi à relever le défi de la sécurité et de l’acceptabilité de ces innovations.

« Le véhicule autonome participe de la révolution que nous vivons en matière de mobilités. Cette stratégie dans laquelle l’État s’engage doit nous permettre de mettre le formidable potentiel de cette technologie au service d’une mobilité plus partagée, plus connectée, plus propre, et ce dans tous les territoires », a déclaré Elisabeth Borne, ministre chargée des transports.

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Les 10 actions prioritaires du Gouvernement

1. Construire le cadre pour permettre la circulation de voitures particulières, de véhicules de transport public et de marchandises hautement automatisés en France, d’ici 2020 à 2022. Si besoin, le Code de la route, les règles de responsabilité ou encore la formation pourront être adaptés.

2. Établir un cadre national de validation des systèmes de transports publics automatisés. Au niveau européen et international, développer une réglementation technique et un cadre d’homologation spécifiques au véhicule autonome.

3. Intégrer dans la réglementation technique les enjeux de cybersécurité, et développer l’analyse de la menace par le biais d’un groupe de travail entre l’État et les acteurs industriels.

4. Définir, sous l’animation de l’État, les règles de mise en commun des données, outils et méthodes d’évaluation et de validation des systèmes.

5. Structurer un programme national d’expérimentation pour tous les véhicules autonomes en impliquant les filières industrielles et les territoires.

6. Construire d’ici 2019 un cadre favorable aux échanges des données produites par les véhicules permettant de contribuer à la sécurité routière, à la gestion des trafics, à l’entretien des infrastructures et au développement de services à la mobilité.

7. Préparer un ou des plans de déploiement de la connectivité des infrastructures, notamment par l’analyse de la pertinence des différentes technologies aux cas d’usage et aux réseaux routiers concernés.

8. Encourager et accompagner le développement de la cartographie numérique de précision, en identifiant les actions pouvant faire l’objet de mutualisation.

9. Mettre en place un suivi des perceptions individuelles et sociales et de l’acceptabilité du véhicule autonome pour identifier les questions critiques, y compris éthiques.

10. Réaliser une analyse détaillée de l’impact du développement du véhicule autonome sur les besoins en emplois et en compétences.

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