Marché automobile européen : dérapage (presque) contrôlé en mai

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Les immatriculations de voitures particulières en Europe ne dérogent pas à la chute généralisée induite par la crise sanitaire. Mai 2020 enregistre ainsi une baisse de 52,3 % par rapport à mai 2019. Un taux toutefois contenu comparé à un mois d’avril engourdi, voire carrément inerte.

Mai 2020 parvient à contenir tant bien que mal l’hémorragie à – 52,3%. (© ThinkstockPhotos)
Mai 2020 parvient à contenir tant bien que mal l’hémorragie à – 52,3%. (© ThinkstockPhotos)

Pour les vendeurs de voitures au sein de l’UE, il n’a pas été très joli ce mois de mai. Et que dire d’avril, qui s’est terminé sur le fil ? D’après les chiffres de l’ACEA, avril 2020 n’a enregistré que 270 682 ventes alors qu’un an auparavant 1 143 046 mises à la route avaient été effectuées. Cette baisse de 76,3 % découle en grande partie du confinement instauré pour cause de pandémie de Covid-19, qui a poussé de nombreuses économies du Vieux Continent à cesser et contraint des millions d’habitants à déserter les concessions pour rester chez eux. Preuve en est avec la dégringolade entamée au mois de mars, qui accuse un repli de 55,1 %, alors que janvier et février ne reculaient que de 7 % environ.

Mai 2020 se maintient

En analysant les résultats de ventes de voitures neuves des 27 États membres de l’UE – excluant le Royaume-Uni –, l’ACEA met cependant en avant un mois de mai moins catastrophique que prévu. Avec 581 161 voitures particulières recensées, contre 1 217 259 unités l’année dernière à la même période, mai 2020 parvient à contenir tant bien que mal l’hémorragie à – 52,3 %. Soit un tout petit peu mieux que le mois de mars, qui a marqué le point de départ du confinement pour plusieurs pays européens, dont la France. De janvier à mai 2020, la demande de voitures particulières neuves dans l’UE s’est toutefois contractée de 41,5 %, un record dû à un contexte de crise sanitaire exceptionnel.

L’Espagne au plus mal

Si, le mois dernier, aucun des 27 marchés de l’UE n’a pu échapper à des baisses à deux chiffres, certains ont accusé le coup plus durement que d’autres. C’est notamment le cas de l’Espagne, parmi les pays les plus touchés d’Europe et en état d’alerte dès le 13 mars. Si nos voisins ibériques comptent rouvrir leurs frontières la semaine prochaine, ils peinent encore à sortir de la crise, recensant encore 40 cas de contaminations supplémentaires à la mi-juin. Une situation qui a engendré une chute de 72,7 % entre mai 2019 et mai 2020, tandis que les ventes n’ont diminué que de moitié en France (– 50,3 %), en Italie (– 49,6 %) et en Allemagne (– 49,5 %).

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En cumulant les cinq premiers mois de l’année, l’Espagne est également le marché qui s’est le plus fortement rétracté avec – 54,2 %. Elle devance l’Italie (– 50,4 %), la France (– 48,5 %) et le Portugal (– 47,9 %). Figurant parmi les cinq marchés principaux européens, l’Allemagne a su endiguer le repli des ventes en ne ployant « que » de 35 %. Loin devant, toutefois, se positionnent la Suède (– 25,8 %) et la Hongrie (– 25,7 %). Il faut dire que, pour le cas de nos voisins nordiques, le confinement n’a pas été décrété et la plupart des commerces sont restés ouverts. La reprise de l’activité n’a donc pas eu la même ampleur que chez des concessionnaires totalement à l’arrêt ailleurs.

Mots clefs associés à cet article : Voiture particulière (VP), Marché Europe, Véhicule neuf (VN), ACEA, Coronavirus Covid-19

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