Le diesel ne cède pas sur le marché des VUL en Europe

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L’ACEA a révélé qu’en 2019 plus de 90 % des véhicules utilitaires légers neufs immatriculés dans l’Union européenne roulaient au diesel. La preuve que l’électromobilité a encore un long chemin à se frayer sur ce segment dominé par le thermique.

Le monopole du thermique semble tenir au manque de profusion de l’offre. (© ResoneTIC / Pixabay)
Le monopole du thermique semble tenir au manque de profusion de l’offre. (© ResoneTIC / Pixabay)

Dans un rapport paru mercredi 15 avril, l’ACEA a dressé un bilan complet des énergies privilégiées par les acheteurs européens de VUL neufs sur l’année 2019. Il en ressort que, malgré les mesures environnementales prises par les autorités des États membres de l’UE, le diesel ne cesse de surplomber cette catégorie de véhicules particulièrement prisée des professionnels.

Ainsi, 92,8 % des fourgonnettes carburent au gazole tandis que l’essence ne représente que 4,4 % des nouvelles mises à la route l’an dernier. Un chiffre bien faible mais pas autant que celui des VUL électriques (ECV), qui constituent seulement 1,2 % des ventes totales. Quant aux véhicules à moteur alternatif (APV), rassemblant le GPL, le GNV ou encore l’hydrogène, ils détiennent ensemble une part de marché évaluée à 2,8 %. C’est peu, mais c’est déjà mieux qu’en 2018.

La diversité de l’offre en question ?

En observant les données 2019 avancées par l’ACEA – incorporant toujours celles du Royaume-Uni mais excluant la Bulgarie, la Croatie, Malte, la Lituanie et l’Islande, faute d’informations précises –, on remarque que les plus gros consommateurs de VUL alimentés au diesel sont le Portugal (99,1 %) et l’Irlande (98,5 %). La France, elle, s’inscrit dans la moyenne européenne avec 93 % d’immatriculations au gazole et 1,7 % à l’électrique rechargeable. Un effort en matière de propreté automobile qui n’égale cependant pas l’engagement de l’Allemagne, de la Suède ou encore de la Norvège, qui comptabilisent respectivement 2,2 %, 2,6 % et 5,3 % de parts de marché électriques parmi leurs immatriculations de VUL.

On constate également que cette demande de VUL diesel a augmenté de 2,4 % en un an, s’établissant à 1 956 004 unités en 2019 contre 1 909 835 unités en 2018. Une croissance observée en Roumanie (+ 21,2 %), en Hongrie (+ 15,3 %), en Grèce (+ 11 %), en Belgique (+ 6,2 %), en France (+ 3,4 %) et au Royaume-Uni (+ 1,7 %). Une tendance inversée en Espagne (– 4 %), mais stable en Italie (– 0,3 %), qui profite aux énergies alternatives (+ 84,5 % chez nos voisins ibériques) et à l’hybride rechargeable pour les conducteurs transalpins (+ 196,6 % !).

Malgré ces évolutions en direction d’une mobilité plus vertueuse, le monopole du thermique, et plus particulièrement du diesel, semble tenir au manque de profusion de l’offre. Certains constructeurs automobiles ont eu beau se lancer dans une production de VUL électriques ou à énergies alternatives, le catalogue s’avère encore peu étoffé et le choix limité, notamment en termes de capacité de charge et d’autonomie. En France, les propositions se restreignent par exemple à une vingtaine de modèles, allant du Kangoo Z.E. 100 % électrique au Master Z.E., en passant par le Citroën Jumpy, le Peugeot Expert, le Nissan e-NV200, le Mercedes-Benz e-Vito ou le Volkswagen e-Crafter. Une liste loin d’être exhaustive par rapport aux possibilités du VP. De quoi expliquer des croissances à trois chiffres, résultats d’une base de comparaison faible des volumes.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule utilitaire léger (VUL), Diesel, Véhicule électrique, Marché Europe, ACEA

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