Le covoiturage d’entreprise Oxycar accélère son développement

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Spécialisée dans le covoiturage inter-entreprise, la start-up française Oxycar vient de signer un partenariat avec Microsoft.

© Oxycar
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Suite à cet accord, chaque entreprise qui souhaite acquérir la licence Oxycar pourra implanter le programme directement dans Office365, via Teams et Outlook. Objectif : faciliter la gestion du covoiturage et la mise en relation des salariés. Par exemple, les déplacements pourront s’intégrer dans leur agendas. Aussi, «  les entreprises pourront créer leurs propres programmes de mobilité, gérer en direct leurs flottes de véhicules sur l’ensemble de leurs sites , etc » précise Mathieu Gardin, fondateur de l’application.

Concept matching

Pour fonctionner, Oxycar utilise les techniques du « concept matching ». En clair, les collaborateurs n’ont pas besoin de s’inscrire sur une base de données spécifique, la mise en relation passager-conducteur se fait au coup par coup, en fonction de la demande. « A l’inverse de BlablaCar où il faut chercher et trier son covoiturage soit-même, le système Oxycar a automatisé cette fonction », précise la jeune pousse. Résultat, les salariés sont mis en relation automatiquement. « Ils ne sont évidemment pas tenus d’accepter, précise Mathieu Gardin, car tout le système repose sur le volontariat. Mais dans 90 % des cas, ils se disent "Pourquoi pas" d’autant qu’ils sont gagnants puisque c’est l’entreprise qui prend en charge les frais  ».

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Le covoiturage rentable

Comme dans toute opération de covoiturage, le passager se doit d’indemniser son chauffeur. C’est pourquoi l’application prévoit un porte-monnaie virtuel intégré à la plateforme. Le salarié voit son compte crédité par l’entreprise d’un montant mensuel ou annuel de 400 €, comme prévu par la loi d’Orientation des Mobilités. De leur côté, les conducteurs pourront virer leurs bénéfices sur leur compte bancaire.

Côté tarifs, ils sont élaborés par Oxycar selon des critères définis garantissant aux salariés de ne jamais dépasser le seuil imposable. « Après chaque course, le compte du passager est débité du montant correspondant et celui du conducteur crédité. Evidemment, si le passager covoiture quotidiennement et dépasse le forfait annuel qui lui est accordé, il devra compléter les sommes manquantes de sa poche. Dans tous les cas, cela reste plus avantageux que de prendre sa voiture seule », souligne la start-up.

En ces temps où les particuliers cherchent à se détourner des transports en commun, le covoiturage d’entreprise apparaît comme une solution de remplacement. Mais Covid oblige, Oxycar a revu certains de ses algorithmes pour s’adapter aux nouvelles mesures sanitaires : « pas plus de trois personnes dans les voitures, conducteur compris ».

Mots clefs associés à cet article : Covoiturage, Loi d’orientation des mobilités (LOM), Oxycar

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