Le Gouvernement et les collectivités s’engagent pour le covoiturage

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Poursuivant leur démarche de réduction des émissions dues aux déplacements quotidiens individuels, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, et Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des transports, ont appuyé leur ambition de tripler la part du covoiturage d’ici à 2024.

L’objectif affiché par le Gouvernement : atteindre au moins 3 millions de covoitureurs à l’horizon 2025.
L’objectif affiché par le Gouvernement : atteindre au moins 3 millions de covoitureurs à l’horizon 2025.

Le covoiturage a encore du chemin à faire ! Seuls 3 % des Français l’utilisent en effet dans les trajets domicile-travail. Une proportion encore trop anecdotique que le Gouvernement désire voir se décupler dans les prochaines années. L’objectif affiché : atteindre au moins 3 millions de covoitureurs à l’horizon 2025.

Impliquer les territoires

Pour parvenir à ce chiffre audacieux, le Gouvernement a fait appel au soutien des entreprises et des collectivités locales pour encourager ce mode de transport mutualisé. Outre la mise en place d’une base nationale référençant plus de 2 000 lieux de covoiturage, les acteurs publics se mobilisent pour impulser un élan de cet usage à travers l’intégration d’offres étoffées de covoiturage, notamment dans les services d’information multimodale des Autorités organisatrices de la mobilité (AOM).

Afin d’appuyer l’adoption du covoiturage par les usagers de la route, nombre de territoires ont également mis en place des « nudges » ou lancé des hackathons citoyens dans plusieurs régions comme la Bretagne ou la Nouvelle-Aquitaine.

De leur côté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est se sont engagés dans une démarche d’« État exemplaire », généralisant l’expérimentation de déplacements domicile-travail en véhicule partagé. Enfin, et comme son nom l’indique, la charte L’État et les collectivités s’engagent en faveur du covoiturage prévoit pour ses signataires de favoriser l’essor du covoiturage sur leur territoire.

Des projets à accompagner

L’association des pouvoirs publics avec les acteurs de la mobilité au sein des villes prend également corps dans divers outils de promotion, tels que le financement de projets en faveur de nouveaux usages de déplacement via le fonds mobilité de l’Ademe ou des programmes CEE (certificats d’économie d’énergie), soutenant le développement du covoiturage.

Un nouvel appel à programmes CEE, lancé en avril 2019 avec une enveloppe cible de 75 millions d’euros, a d’ailleurs sélectionné deux nouvelles initiatives visant à mettre en avant le covoiturage : « AcoTE » pour les élus et fonctionnaires et « Tous covoitureurs », orienté vers les entreprises. Bref, c’est un fait : l’adaptation de nos usages routiers s’accélère.

Mots clefs associés à cet article : Covoiturage, Collectivités, Environnement

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