Le GNV séduit de plus en plus de professionnels

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D’année en année, le nombre de professionnels roulant avec des véhicules carburant au gaz naturel augmente. Une réalité cependant moins visible en flottes, faute d’une offre constructeur suffisante.

Le GNV séduit de plus en plus de professionnels

Le gaz naturel pour véhicules (GNV) a la cote en entreprises. Fin 2018, la barre des 7 000 véhicules industriels (bus et poids-lourds) roulant au GNV/bioGNV en France a été franchie. Ce qui représente une augmentation du parc de 23% par rapport à l’année précédente où 5 700 véhicules fonctionnant avec ce carburant alternatif avaient été recensés.

"On constate une progression des immatriculations de camions GNV depuis 2016 car il s’agit de la seule alternative écologique et économique au gazole", développe Jean-Claude Girot, le président de l’Association française du gaz naturel pour véhicules (AFGNV). "Entre 2017 et 2018, les immatriculations de poids-lourds roulant au gaz naturel ont augmenté de 78% pour atteindre 2 282 unités", précise celui qui est également Commissaire général du Mondial de l’Automobile.

Dans le même temps, les ventes de véhicules légers (VP+VUL) sont en net recul. Celles-ci ont régressé de 37% sur un an. Seuls 350 véhicules sont venus gonfler le parc français, établi à 10 800 unités, l’an dernier.

Une offre insuffisante

À titre de comparaison, nos voisins italiens ont immatriculé sur la même période 37 500 voitures carburant au gaz, portant à 1,3 million le nombre de véhicules fonctionnant avec cette source d’énergie alternative. En Allemagne, ce sont 10 800 unités qui ont été mises à la route, s’ajoutant aux 120 000 véhicules déjà en circulation.

Si les ventes de véhicules GNV ne sont pas au beau fixe en France, c’est avant tout en raison d’une offre de véhicules très insuffisante. "Peu de constructeurs proposent des véhicules particuliers roulant au gaz naturel car tous ont misé sur l’électrification de leurs gammes", regrette Jean-Claude Girot. "Cependant, beaucoup de clients se posent désormais des questions sur la production d’électricité et sur le recyclage des batteries. L’avantage du gaz naturel est d’être une source d’énergie connue et exploitée depuis longtemps en France", souligne le président de l’AFGNV.

En France, Seat a récemment annoncé l’introduction de deux modèles fonctionnant au GNV/bioGNV. Il s’agit de sa compacte Leon TGI et de son SUV citadin Arona TGI. Ces modèles viendront s’ajouter aux quelques Fiat pouvant rouler au gaz et commercialisées au compte-goutte.

Quel intérêt pour les flottes ?

Face à ceux qui craignent un manque d’infrastructures permettant de faire le plein de leur véhicule, l’AFGNV et la PFA répondent qu’il existe 95 stations publiques -accessibles à tous, professionnels comme particuliers- en France délivrant du GNV ou du bioGNV, la éclinaison 100% renouvelable du gaz naturel car issue de la méthanisation des déchets.

Ces deux acteurs du monde de l’automobile et les gaziers rappellent en outre, qu’il est possible, pour les grandes entreprises, de bénéficier de leur propre station-service sur site. À l’image des celles implantées par certaines autorités organisatrices des transports dans les dépôts de bus ou par des collectivités territoriales dans l’enceinte de leur services techniques/garages municipaux.

Outre les professionnels du transport routier, les flottes d’entreprises ont plusieurs intérêts à convertir leur parc au gaz naturel. Ce carburant dit alternatif bénéficie d’un faible taux de TICPE (et le Gouvernement a décidé de le geler jusqu’en 2022). En outre, les sociétés peuvent récupérer la TVA sur les dépenses de carburant. À cela s’ajoutent un possible suramortissement des véhicules (selon leur catégorie) et la gratuité (totale ou partielle) de la carte grise.

Mots clefs associés à cet article : Fiat, Seat, GNV

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