Le CNPA s’agace des décisions « anti-voiture » de la maire de Paris

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Le Conseil national des professions de l’automobile s’est associé à la réaction de la Fédération nationale des métiers du stationnement (FNMS) concernant le plan de déconfinement d’Anne Hidalgo et sa volonté de réduire la place de l’automobile dans les rues de la capitale.

Une annonce « unilatérale dont l’intérêt politique est en contradiction avec la réalité économique du secteur du stationnement, de la filière automobile et des mobilités au sens large ». © DR
Une annonce « unilatérale dont l’intérêt politique est en contradiction avec la réalité économique du secteur du stationnement, de la filière automobile et des mobilités au sens large ». © DR

Une fois n’est pas coutume, le CNPA désapprouve la politique de transport adoptée par la maire de Paris. Alors que le déconfinement du 11 mai se profile, l’édile a en effet dévoilé quelques mesures s’intéressant aux déplacements dans la capitale. Profitant des aspects environnementaux bénéfiques induits par la réduction du trafic routier, Anne Hidalgo a ainsi réaffirmé son dessein de ne pas voir les axes de la Ville Lumière se rengorger de véhicules.

Parmi les dispositions avancées, la maire de Paris prévoit l’instauration de pistes cyclables supplémentaires ; des couloirs réservés aux mobilités douces établis de manière temporaire qui pourraient devenir durables. « Au total, 50 kilomètres de voies d’habitude réservées aux voitures seront consacrés aux vélos », a déclaré la politicienne. De même, celle-ci entend « doubler le nombre de places dans les parkings-relais et dans (les) parcs de stationnement aux portes de Paris ». Des annonces qui ont eu le don d’irriter deux acteurs clés de la filière automobile.

Des « mesures barrières » jugées punitives

Il faut dire que le CNPA, et plus particulièrement la FNMS, ont vu dans ces intentions le moyen de «  dissuader les automobilistes d’utiliser leur véhicule, alors que les transports en commun ne seront pas à pleine capacité compte tenu des mesures de distanciation ». Sans compter que la FNMS, qui s’est inscrite aux côtés de la mairie de Paris pour accompagner la mise en place de la gratuité du stationnement sur voirie et faciliter ainsi les trajets domicile-travail en période de confinement, assure n’avoir été ni concertée ni informée.

« Malgré la demande faite par les opérateurs de stationnement en date du 29 avril 2020, la maire de Paris a présenté les conditions d’accès à ces “ parcs-relais ” et les aménagements envisagés [qui] perturbent l’accès et l’activité, déjà fortement touchée par la crise sanitaire actuelle, de certains parcs de stationnement », a ainsi fustigé la fédération. Soutenue par le CNPA, elle regrette également que ce plan s’inscrive «  contre les efforts collectifs et surtout sans concertation avec des acteurs qui cherchent depuis le premier jour à trouver une solution efficace et équilibrée ».

Un bras de fer sur fond vert

Face à cette annonce « unilatérale dont l’intérêt politique est en contradiction avec la réalité économique du secteur du stationnement, de la filière automobile et des mobilités au sens large », les membres de la FNMS ont donc annoncé qu’ils suspendaient l’accord donné à la ville de Paris sur les parcs-relais. En somme, le déconfinement n’annonce pas le dégel des relations entre les deux parties, bien au contraire…

Mots clefs associés à cet article : CNPA, Stationnement , Mobilités, Coronavirus Covid-19

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