La voiture : un bien toujours très onéreux selon l’ACA

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L’Automobile Club Association a étudié les charges financières des automobilistes sur l’année 2019. Et quels que soient les postes de dépenses, ils sont en grande majorité au-dessus de l’inflation.

85 % des ménages français possèdent au moins une voiture. © AdobeStock
85 % des ménages français possèdent au moins une voiture. © AdobeStock

Comme chaque année depuis 25 ans, l’Automobile Club Association (ACA) publie les résultats du Budget de l’Automobiliste ©. Une enquête exhaustive qui évalue les frais moyens avancés par les détenteurs d’une voiture, qu’elle soit à essence, diesel, hybride ou électrique. L’ACA a ainsi examiné le budget d’une Renault Clio essence, d’une Peugeot 308 diesel, d’une Dacia Logan diesel, et d’une Toyota Prius hybride (électrique et essence). Des véhicules de référence se voulant représentatifs du marché et parmi les plus appréciés des conducteurs français.

Des hausses globales…

Le parc roulant en France atteint presque 40 millions de véhicules et 85 % des ménages français possèdent au moins une voiture. Connaître l’impact de la consommation d’un véhicule sur le budget d’un ménage s’avère donc crucial puisqu’il entame le pouvoir d’achat. Mais à quel point ? Tandis que 2019 a été marqué par un taux d’inflation de 1,1 %, nombres de postes de dépense automobiles l’ont dépassé. Les prix catalogue des véhicules repères ont ainsi évolué de + 0,9 % à + 5,4 % selon les véhicules.

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La Renault Clio essence, qui a parcouru 8 998 km en 2019, a vu son budget annuel total atteindre 7 029 €, soit une hausse de 2,9 %. Jusqu’à 16 300 km annuels, elle reste toutefois plus rentable que sa mouture diesel. La Peugeot 308 en version diesel a, elle, parcouru 15 895 km et engendré des frais annuels de 9 832 € (+ 3,8 %). C’est cependant la Dacia Logan diesel, catégorisée low cost, qui voit son prix d’achat augmenté de près de 5 % de même que son budget global, établit à 5 195 € (+ 5,4 %). Bien qu’ayant perdu son généreux bonus depuis 2017, la Toyota Prius hybride affiche le plus avantageux rapport qualité énergétique/prix. Elle bénéficie en effet d’une valeur de reprise et de coûts stables, excepté pour l’entretien, lui permettant d’afficher une hausse minime de + 0,9 % à 9 885 € sur 15 895 km.

… pour la plupart contenues

Si les dépenses d’entretien ont connu des poussées de 3,9 % à 7,7 % selon les modèles, les prix à la pompe se sont en règle générale maintenus en 2019 par rapport à l’année précédente. « Les carburants (SP95 et gazole) en valeur hors taxes sont restés stables » et « le niveau des taxes pétrolières est resté identique à 2018 », assure l’ACA. Le litre de super vendu à 1,507 € a donc subit une taxation de 167 % (plus de huit fois la TVA) et le litre de gazole vendu à 1,441 € une taxation de 144 % (plus de sept fois la TVA). À noter que sur l’ensemble des taxes acquittées par les usagers de la route (soit 75 milliards d’euros), 40 milliards l’ont été rien que pour les taxes sur les carburants.

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Autres frais incontournables : les primes d’assurance. Celles-ci ont progressé d’environ 2 % pour les voitures des gros rouleurs (308, Prius) et autour de 6 % pour les voitures des petits rouleurs (Dacia et les Clio). Quelques charges ont cependant pesé moins lourd dans le porte-monnaie en s’alignant sur l’inflation. Il s’agit du moyen de stationnement de la voiture, garage ou parking (+ 1,2 %) et du péage (+ 1,86 %). « Depuis 2019, l’automobiliste régulier et abonné peut toutefois diminuer la note par une réduction de 30 % sur les tarifs des péages, fruit d’un accord entre le gouvernement et les principales sociétés concessionnaires d’autoroutes », rappelle néanmoins l’ACA.

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Alors que la crise sanitaire a fait dégringoler les prix aux stations essence mais devrait faire exploser ceux des autres services de la filière automobile, le président de l’Automobile Club Association, Didier Bollecker, prédit de profonds changements pour 2020. Et de déclarer que « de nombreux enseignements seront à tirer de ce douloureux épisode sans précédent qui marquera de manière certaine nos vies, notre économie et nous fera probablement opérer un « virage » dans notre approche de notre mobilité « post-confinement » qu’il nous faudra ensemble réinventer. » Les solutions préconisées par l’ACA pour réduire les coûts : renationaliser la production automobile, opter pour la LLD ou transposer les offres faites aux sociétés aux particuliers.

Mots clefs associés à cet article : Voiture particulière (VP), Études, Taxes

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