La situation se débloque pour les routiers coincés au Royaume-Uni

Publié le par

Stoppés à la frontière britannique depuis lundi, des milliers de chauffeurs poids lourds vont enfin pouvoir retrouver le sol français à partir de mercredi. À condition toutefois de présenter un résultat de test Covid-19 négatif.

Les chauffeurs bloqués devront se soumettre à un test anti-covid, livrant un résultat en environ 30 minutes, pour être autorisés à passer la frontière. © DR/FNTR
Les chauffeurs bloqués devront se soumettre à un test anti-covid, livrant un résultat en environ 30 minutes, pour être autorisés à passer la frontière. © DR/FNTR

Alors que la France avait suspendu les déplacements en provenance du Royaume-Uni ces dernières 48 heures, à cause de l’apparition d’une variante plus contagieuse du Covid-19 outre-Manche, près de 3000 transporteurs s’étaient retrouvés bloqués chez nos voisins anglais. Une décision lourde de conséquences, humaines comme économiques. Si, sur BFM Lille, le secrétaire général de la FNTR du Pas-de-Calais, Sébastien Rivera, a avancé les « milliers d’euros de pertes » en termes de logistique et de marchandises pour les entreprises de transport concernées, Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transports routiers, a, elle, souligné sur Europe 1 la crainte des chauffeurs ne pas pouvoir rentrer à temps pour les fêtes.

Parqués dans leur camion et ne se voyant pas communiquer beaucoup d’informations, ces routiers mobilisés pour livrer nos produits de fêtes devaient également faire avec des conditions de vie extrêmement précaires. « Certains sont sur des parkings où il y a quatre toilettes pour des milliers de conducteurs présents, toutes les boutiques d’alimentation sont fermées, les restaurants aussi, puisque le sud de l’Angleterre est en confinement strict », a rappelé Florence Berthelot. Découragement, fatigue et inquiétude guettaient donc ces conducteurs permettant l’approvisionnement des deux pays limitrophes, d’autant que rien ne semblait prévu pour eux en termes de distribution de nourriture, d’eau, ou de produits de première nécessité. Un ras-le-bol qui les a poussés à faire résonner leur klaxon mardi après-midi pour dénoncer une telle situation.

Le rapatriement s’amorce

Heureusement, après deux jours d’incertitude, ces routiers pourront rejoindre le continent et le territoire français. Lors d’une réunion de ses ambassadeurs prévue mardi, l’Union européenne a en effet mis en place une réouverture partielle des frontières . En somme, il s’agit de permettre les « retours ciblés » pour « éviter les ruptures de la chaîne d’approvisionnement ». Par conséquent, les chauffeurs bloqués dans le sud-est de l’Angleterre devront se soumettre à un test anti-covid, livrant un résultat en environ 30 minutes, pour être autorisés à passer la douane.

Une contrepartie plus ou moins satisfaisante pour Florence Berthelot. « On comprend la prudence nécessaire [et] le but est de les faire rentrer », reconnaît-elle. Néanmoins, il serait préférable, selon la déléguée générale de la FNTR, de proposer ces tests « à l’arrivée en France, et non pas au Royaume-Uni, en raison du coût important des tests PCR et des longs délais d’attente.  » Le parcours du combattant n’est donc pas tout à fait terminé pour ces courageux travailleurs de la route. D’autant que ce protocole « pourrait rester en place jusqu’au 6 janvier », a précisé le ministère des Transports britannique.

Mots clefs associés à cet article : Transport routier, Union européenne, Camion, Coronavirus Covid-19

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous Twitter Linkedin Facebook
Newsletter