La prime à la conversion sera à la fois prolongée et modifiée

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Succès probant pour la prime à la conversion dans la mesure où les 200 000 dossiers initialement prévus au budget auront été traités à la fin du mois de juillet 2020. Le gouvernement annonce la prolongation du dispositif, mais sous de nouvelles conditions.

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Malgré quelques parasites sur la ligne du comptage, la prime à la conversion millésime 2020 a largement séduit les acheteurs de véhicules et participé au soutien des professionnels, rôle qui lui était aussi assigné dans le cadre du plan global de relance automobile. Rappelons en effet que cette prime à la conversion, jusqu’à 3 000 euros pour une voiture essence ou diesel et jusqu’à 5 000 euros pour un modèle 100 % électrique (BEV et PHEV), avait été mise en place pour aider les constructeurs et les concessionnaires à écouler leurs stocks, à un niveau souvent critique à l’issue du confinement.

« Les bonus pour l’achat d’un véhicule propre et la prime à la conversion ont été un immense succès. (...) Les 200 000 primes à la conversion prévues seront épuisées d’ici la fin du mois de juillet », vient d’annoncer Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, devant le Sénat lors de la discussion sur le projet de budget rectificatif pour 2020.

Les discussions s’annoncent vives au sujet de l’éligibilité du diesel

Au cours de la même séance, Bruno Le Maire a aussi annoncé une prolongation du dispositif, mais selon de nouvelles conditions : « Nous garderons, après ce dispositif, une prime à la conversion attractive pour accélérer la baisse des émissions de CO2 et le renouvellement du parc automobile français ». Bercy envisage de baisser le montant de la prime dans certains cas de figure (vu le résultat des dernières élections, les négociations s’annoncent vives pour statuer sur l’éligibilité du diesel) et la variable des conditions de ressources peut aussi être révisée à la hausse. En revanche, dans un autre registre, aucune source ne remet pour l’heure en question les super bonus des véhicules 100 % électriques, un levier jugé nécessaire pour le verdissement du parc et pour que les constructeurs français satisfassent aux normes d’émissions de CO2 de l’Union européenne (CAFE), évitant ainsi l’écueil des amendes.

Sur le fond, avant les négociations sur les modalités, cette décision devrait réjouir le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) qui avait jugé, dès la fin du mois de juin, « indispensable de maintenir une aide à visée sociale et écologique, en gardant le périmètre actuel de véhicules éligibles, tout en ajustant les montants et en ciblant en priorité les ménages les plus modestes ». Quand on vous dit que les échanges seront âpres au sujet du diesel…

Mots clefs associés à cet article : Diesel, Véhicule électrique, Bonus-malus, Gouvernement, Prime à la conversion, Bruno Le Maire, CAFE

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