La pénurie de puces électroniques s’aggrave, l’usine Stellantis de Rennes à l’arrêt

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La chaîne de production de l’usine Stellantis (PSA) de Rennes d’où sortent les 5008 et C5 Aircross, sera à l’arrêt dès ce lundi 19 avril. En cause : une rupture dans l’approvisionnement de pièces électroniques. Et selon certaines estimations, la situation, qui touche durement le secteur automobile depuis plusieurs mois maintenant, pourrait durer jusqu’en 2023.

 Usine de Rennes - la Janais ©Stellantis
Usine de Rennes - la Janais ©Stellantis

Aucun véhicule ne sortira cette semaine de l’Usine de la Janais, située au sud de Rennes, alors qu’habituellement ce sont près de 400 modèles qui en sortent en rythme hebdomadaire. Le constructeur fait en effet face à une pénurie de « BSI » (boîtier de servitude intelligent) qui lui sont fournis par un sous-traitant, lui-même impacté par la pénurie de semi-conducteurs. Une situation que Stellantis s’efforce de gérer au mieux depuis des semaines. « Nous avons une cellule de crise qui arbitre leur attribution par site. Jusqu’ici, Rennes n’avait pas été trop touché : seulement deux séances de production avaient été supprimées. » a indiqué le service de communication du groupe à nos confrères de Ouest-France, assurant également qu’il n’y a pas eu de retard de commandes.

« Une crise mondiale » qui pourrait durer longtemps

« C’est une crise mondiale qui n’impacte pas seulement notre groupe. » a tenu à préciser Stellantis auprès du quotidien régional. En effet, comme l’indiquait une étude de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev), 84 % des équipementiers sont actuellement impactés par la pénurie de puces électroniques et 92 % déclarent subir des retards de livraison. Et à en croire certaines estimations, la situation pourrait encore durer longtemps ...

La semaine dernière, les déclarations des plus grands fabricants n’étaient pas rassurantes. Le PDG d’Intel a ainsi affirmé dans une interview au Washington Post que la pénurie mondiale de composants électroniques pourrait durer « environ deux ans ». L’entreprise américaine, fabricant mondial de semi-conducteurs, annonçait parallèlement un investissement de 20 milliards de dollars pour la construction de deux usines aux États-Unis, afin de lui permettre de répondre à la forte demande d’ici à 2023.

Le géant taïwanais de la microélectronique TSMC a également indiqué la semaine passée espérer pouvoir offrir davantage de capacités de production à ses clients dès 2023. L’entreprise, qui observe une forte demande, a décidé d’investir 100 milliards de dollars sur trois ans pour accroître sa capacité de production. « En 2023, (…) nous commencerons à voir la chaîne d’approvisionnement se relâcher un peu. » a estimé son PDG lors de l’annonce des résultats du groupe.

Enfin, l’Américain Nvidia confirme ces estimations. Dans un communiqué, sa dirigeante, Colette Kress, se montre néanmoins plus optimiste et estime qu’une amélioration notable pourrait se faire sentir après le premier trimestre de 2022.

Mots clefs associés à cet article : Boitiers électroniques, Équipementiers, Stellantis

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