La mobilité partagée se porte bien en Europe

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Selon les chiffres avancés par le deuxième baromètre européen de la mobilité partagée élaboré par Fluctuo, l’activité de ce secteur a bien supporté la crise sanitaire, au point de battre quelques records.

Les trottinettes partagées n’en finissent pas de confirmer leur poussée, atteignant des niveaux quasi similaires à ceux des vélos. © Clotilde Gaillard
Les trottinettes partagées n’en finissent pas de confirmer leur poussée, atteignant des niveaux quasi similaires à ceux des vélos. © Clotilde Gaillard

Start-up spécialisée dans la collecte et le traitement de données des services de mobilité partagée via une méthodologie combinant algorithmes et une équipe d’experts, Fluctuo vient de dévoiler la deuxième édition de son baromètre de la mobilité partagée, à l’échelle européenne cette fois. Un rapport trimestriel portant sur 16 villes clés et évaluant l’attrait de quatre modes de transport mutualisé, à savoir les vélos, les scooters électriques partagés, les trottinettes et l’autopartage. Et autant dire que, malgré les mois de restrictions dus à la pandémie, le secteur a su se maintenir au beau fixe.

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Preuve en est les près de 40 millions de déplacements en mobilité partagée, recensés au cours du deuxième trimestre 2021. Selon Fluctuo, c’est presque 70 % de plus qu’au trimestre précédent. « Le début de l’année 2021 était encore une période difficile pour la plupart des opérateurs, il est donc vraiment encourageant de voir la confiance renaître avec des niveaux d’activité que nous n’avions jamais vus auparavant » se réjouit ainsi Julien Chamussy, PDG de Fluctuo. Qui constate « un grand dynamisme sur certains des plus grands marchés européens » de par le fait que les opérateurs se développent dans de nouvelles villes mais étoffent aussi leurs offres de services. Par conséquent, « je pense que nous allons voir de plus en plus d’opérateurs collaborer et se diversifier dans les mois à venir », ajoute Julien Chamussy.

Concernant les épicentres de la mobilité partagée, Paris et Berlin s’inscrive comme les villes comptant les flottes les plus importantes. Néanmoins, c’est à Oslo que l’on trouve le plus de véhicules partagés par personne avec pas loin de 400 engins pour 10 000 habitants – contre un peu plus d’une centaine pour la capitale allemande et celle française. Quant aux moyens de déplacement en libre-service les plus populaires, il s’agit encore et toujours des vélos. Toutefois, les trottinettes partagées n’en finissent pas de confirmer leur poussée, atteignant des niveaux quasi similaires à ceux des cycles.

Pour la première fois, le baromètre Fluctuo se penche sur les différentes réglementations auxquelles les opérateurs de mobilité partagée sont soumis en Europe et aux conséquences que celles-ci peuvent avoir sur leurs activités. Il en résulte que les mesures édictées par les autorités municipales impactent le développement du « free-floating » au niveau local. Sur les 16 villes étudiées, 13 imposent en effet des restrictions en matière de limitation du nombre de la flotte, de trottinettes partagées notamment. De même, l’instauration des zones à faible émission et la création de stationnement spécifiques pour les véhicules partagés engendrent des diminutions de circulation, des parcs automobiles mutualisés en particulier.

Retrouvez l’intégralité du baromètre Fluctuo de juillet 2021 :

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Mots clefs associés à cet article : Autopartage, Vélo, Études, Marché Europe, Nouvelles mobilités, Trottinettes électriques

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