La fusion PSA/FCA aux mains de Bruxelles

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La Commission européenne rendra son verdict quant à l’approbation du projet de mariage entre les groupes PSA et Fiat-Chrysler Automobiles d’ici le 17 juin.

Le mariage serait-il donc menacé pour des questions d’argent ? © Groupe PSA / Direction de la communication
Le mariage serait-il donc menacé pour des questions d’argent ? © Groupe PSA / Direction de la communication

Le rapprochement entre les deux constructeurs, visant à créer le quatrième plus grand leader mondial de la mobilité en termes de ventes annuelles, n’en finit pas de s’éterniser. Nouvelle intrigue au feuilleton de ces noces perturbées par les effets de la crise du coronavirus sur l’économie de l’industrie automobile : la bénédiction de l’exécutif européen se fait attendre. Alors que les deux entités ont notifié leur projet de fusion paritaire (à 50/50) vendredi dernier, la Commission européenne a indiqué qu’elle se prononcerait prochainement sur le sujet. Avançant même la date du 17 juin 2020 pour l’énoncé de sa sentence.

Deux options au choix

En rendant son avis, la Commission européenne pourra, soit approuver l’opération avec ou sans conditions. Et, dans ce cas, l’union devant donner naissance à un nouveau géant mondial franco-américano-italien serait finalisée d’ici la fin 2020 ou le début 2021 selon les projections des deux groupes. À l’inverse, si Bruxelles réprouve les termes de cette alliance PSA/FCA, l’institution peut ouvrir une enquête approfondie après la fin de l’examen préliminaire. D’une durée de quatre mois, celle-ci aurait pour but de relever d’éventuels problèmes liés à la formation de ce tandem d’envergure.

Il faut dire que l’enjeu est de taille : ce rapprochement devrait générer une sacrée dot, estimée avant la crise sanitaire à « près de 3,7 milliards d’euros de synergies annuelles et progressives ». Depuis le ralentissement de l’activité provoqué par la pandémie de Covid-19, le secteur automobile a également assisté à une chute des valorisations boursières qui ont fait craindre quant à la viabilité du montage financier prévu par l’opération. Le mariage serait-il donc menacé pour des questions d’argent ? Sur ce point, le patron de FCA, Mike Manley, a tenu à se montrer rassurant : « les termes de l’accord avec PSA n’ont pas changé » , a-t-il affirmé la semaine passée à l’AFP. À voir, donc, si le couple survivra au déconfinement et si la Commission européenne donnera son consentement.

Mots clefs associés à cet article : Marché d’État, PSA Peugeot Citroën, FCA - Fiat Chrysler Automobiles, Coronavirus Covid-19

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