L’hybride rechargeable, une solution écologiquement pertinente à moyen terme

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Dans une étude dévoilée le 5 juillet, l’Ademe et IFP Énergies nouvelles analysent les grandes tendances de l’électrification des véhicules, son efficacité et sa capacité à réduire les impacts environnementaux du transport.

Si actuellement le déploiement de cette technologie en grande série est limité du fait du coût élevé, il devrait progresser d’ici 2030.
Si actuellement le déploiement de cette technologie en grande série est limité du fait du coût élevé, il devrait progresser d’ici 2030.

Alors que le transport est le premier émetteur de gaz à effet de serre (GES) en France avec plus de 30 % des émissions totales du pays, l’électrification devient une nécessité pour pouvoir répondre aux enjeux climatiques et de santé publique. D’après l’Ademe et IFP Énergies nouvelles, la solution hybride rechargeable possède tous les atouts pour réduire la pollution locale et les émissions de GES. Voici les principales conclusions de l’étude*.

Véhicules thermiques : un avenir limité à horizon 2030

Depuis les annonces du Plan climat de Nicolas Hulot il y a un an, la France s’inscrit dans une quête ambitieuse pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, avec l’objectif de mettre fin à la vente de voitures à essence ou au diesel en 2040. L’Union européenne impose également aux constructeurs des seuils d’émissions de plus en plus contraignants : un premier jalon en 2021 leur imposera de commercialiser une flotte de véhicules émettant moins de 95 g/km de CO2 en moyenne sous peine de devoir s’acquitter de malus importants. Les discussions en cours à la Commission européenne pourraient acter d’une réduction supplémentaire de 30 à 50 % de la consommation entre 2021 et 2030, poussant ainsi les industriels à intégrer davantage d’innovations sur leurs véhicules et motorisations.

L’hybride rechargeable, une solution écologiquement pertinente

Pour les véhicules particuliers, mais aussi pour les utilitaires professionnels, la solution hybride rechargeable possède tous les atouts pour réduire la pollution locale et les émissions de GES. Selon l’étude, « ces véhicules doivent cependant être utilisés très régulièrement de façon à amortir l’impact de la fabrication de la batterie. Celle-ci doit être rechargée quotidiennement pour maximiser l’utilisation en mode électrique. Sur des trajets quotidiens (inférieurs à 50 kilomètres), cette technologie améliore l’impact environnemental par rapport aux autres véhicules étudiés, grâce à la taille de la batterie ». Si actuellement le déploiement de cette technologie en grande série est limité du fait du coût élevé de fabrication des batteries, qui vient s’ajouter à celui d’une motorisation conventionnelle, et d’incitations à l’achat réduites, ce coût devrait se réduire d’ici à 2030.

L’électrique, adapté à un usage intensif

Les véhicules électriques sont également des solutions efficaces pour réduire la pollution locale et les émissions de GES, d’autant plus s’ils sont très utilisés, de façon à amortir l’impact de la fabrication de la batterie par l’usage. Leur rentabilité économique reste limitée actuellement mais devrait devenir nettement meilleure d’ici à 2030 avec la réduction annoncée du coût des batteries. Cependant, l’étude alerte sur la tendance actuelle à l’accroissement de la taille de batteries pour augmenter l’autonomie ; une hausse préjudiciable à l’impact environnemental de ces véhicules. Ce point devra faire l’objet d’une attention particulière à l’avenir.

De nouvelles technologies pour l’évolution des usages

Mais ce sont avant tout un changement plus global des habitudes et le déploiement de services de mobilité adaptés aux besoins des utilisateurs finaux qui permettront de répondre aux défis environnementaux. « Ces nouvelles technologies, auxquelles pourront s’ajouter d’autres carburants alternatifs tels que le GNV/bioGNV ou l’hydrogène, sont à même d’accompagner ces transformations car elles permettent de répondre à chaque besoin par un type de transport adéquat et de transiter vers de nouveaux modes de mobilité plus fortement liés à l’usage qu’à la possession », conclut l’étude.

*Ont été pris en compte les véhicules particuliers, véhicules utilitaires, poids lourds et bus ; groupes motopropulseurs thermiques, hybrides, hybrides rechargeables et tout électriques (à batterie). Pour chaque catégorie de véhicule, ont été évalués : la consommation énergétique, la viabilité économique (coût total de possession), les impacts environnementaux sur l’ensemble du cycle de vie (incluant la production de l’énergie nécessaire au véhicule mais également sa fabrication). L’étude sera complétée en évaluant d’autres systèmes énergétiques à base d’hydrogène, de biocarburants ou de GNV (non pris en compte dans cette étude). Il conviendra aussi d’intégrer le coût des infrastructures (bornes de recharge électrique, stations d’approvisionnement en hydrogène) notamment pour ces nouvelles filières.

Mots clefs associés à cet article : Véhicule électrique, Pollution, Batteries, Véhicule hybride rechargeable, Électricité, Énergies renouvelables, Enquêtes

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