L’électrification des flottes : un chemin encore long selon l’Arval Mobility Observatory

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L’édition 2020 du Baromètre des flottes Arval/Kantar montre que si la nécessaire transition énergétique des parcs occupe l’esprit de nombreux gestionnaires, l’introduction des véhicules électrifiés dans leurs flottes se fait encore à un rythme très lent.

(© Arval)
(© Arval)

Les véhicules thermiques ont de moins en moins la cote en France. Fiscalité, évolution des réglementations, pression écologique et sanitaire… rendent moins aisé leur usage. Comme les particuliers, les professionnels ont conscience de la transition énergétique qui doit s’opérer dans leurs parcs pour continuer à garantir la mobilité de leurs collaborateurs.

« C’est pourquoi 54 % des sociétés interrogées* ont amorcé leur transition vers une mobilité d’entreprise électrique, soit en ayant déjà opté pour des véhicules électriques, soit en l’envisageant à court terme (trois ans) » peut-on lire dans les premières pages de l’édition 2020 du Baromètre des flottes réalisée par Kantar pour l’Arval Mobility Observatory.

Entre les discours des entreprises et la réalité des actions menées en interne, il semble y avoir un fossé : seuls 55 % des gestionnaires consultés indiquent « avoir mis cette transition sur leur agenda des trois prochaines années. [...] Plus de 80 % des sondés envisagent cette transition à plus ou moins long terme ».

Un manque d’offres

L’Arval Mobility Observatory explique que, pour mener à bien cette transition, quatre conditions doivent être réunies. Selon l’organisme, il faut premièrement « obtenir un consensus » dans l’entreprise. En clair : « décideurs et utilisateurs doivent être convaincus que le changement est absolument nécessaire ». Il faut ensuite « disposer d’une offre réelle, connue et accessible par le plus grand nombre ». L’offre en question doit « être performante ». C’est-à-dire que « les alternatives doivent répondre au moins aussi bien que les offres actuelles [thermiques donc, ndlr] aux besoins ». Enfin, la dernière condition requise est l’existence d’un véritable écosystème. « L’infrastructure en place (légale, administrative, fiscale et routière) doit soutenir la transition vers l’alternative vertueuse ».

Le document nous apprend également que si les gestionnaires de flotte sont enclins à se diriger vers des véhicules hybrides ou hybrides rechargeables, les véhicules 100 % électriques ou à hydrogène séduisent, pour l’instant, moins d’un responsable de parc sur deux. La faute à une offre jugée encore trop insuffisante, même si, est-il relevé, il y a du mieux depuis 2014-2016 avec le lancement des premières compactes électriques et que l’année 2019 a été riche en lancements variés.

* Méthodologie du Baromètre Arval/Kantar : 312 interviews réalisées en janvier 2020 par téléphone auprès de personnes responsables entièrement ou en partie de la gestion de la flotte de leur entreprise, structures détenant au moins un véhicule de moins de 3,5 t. Échantillon structuré selon la méthode des quotas.

Mots clefs associés à cet article : Arval, Electromobilité, Arval Mobility Observatory

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