L’autopartage à l’épreuve du milieu rural

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L’autopartage zéro émission, souvent mis en avant dans les villes, se développe aussi dans les zones rurales. Illustration avec le service Lulu, articulé autour de 40 Renault Zoé et de 2 Renault Kangoo ZE, dans la Communauté de communes du territoire de Lunéville à Baccarat (Grand-Est).

© Communauté de Communes du Lunévillois / CCTLB
© Communauté de Communes du Lunévillois / CCTLB

Après le lancement du micro-projet pilote Appy de Renault dans l’Ariège, qui se caractérise par sa configuration montagnarde (dénivelés, mais aussi neige et verglas en hiver), d’autres initiatives se mettent en place pour tester la pertinence du véhicule électrique en milieu rural.

Après avoir décalé la mise en service opérationnel de son service d’autopartage zéro émission pour cause de crise sanitaire, la Communauté de communes du territoire de Lunéville à Baccarat (CCTLB) vient de lancer le top départ de Lulu, soit 42 véhicules électriques (40 Renault Zoé et 2 Kangoo ZE) en autopartage, répartis dans les villes et les villages de l’intercommunalité.

Une approche inclusive

« Pouvoir se déplacer facilement et accéder à moindre coût à ces services est au cœur du maintien de la vie, de l’activité et de l’attractivité de nos campagnes et nos villes centres. », explique un porte-parole de la CCTLB, tout en pointant la dimension environnementale et sociale du dispositif. Il s’agit de proposer une solution de déplacement flexible et économique qui vient en complément des autres offres de transports du territoire et qui permet de répondre à des besoins que les transports collectifs ou les modes doux ne peuvent pas satisfaire.

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Un soin rigoureux a été apporté au maillage territorial du service.

Un financement très structuré

En plus des véhicules, un réseau de 50 bornes interopérables est disponible en Meurthe-et-Moselle (puissance nominale de 22 kW, groupe Cahors). D’une manière générale, la collectivité a mené un travail de fond pour créer un écosystème cohérent et assurer son financement. « L’Europe, via le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) apporte une contribution essentielle au financement du projet. L’État, apporte également sa contribution via la Dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), comme la Région Grand Est et l’Ademe via le programme Climaxion. Enfin, Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle soutient le service au titre du Contrat Territoires Solidaires (CTS) », précise ainsi la CCTLB.

Un écosystème public-privé

En outre, la société Clem, qui vient de faire parler d’elle à Paris, a été retenue pour gérer le service, à savoir l’interface numérique de l’usager avec le service (site web, application mobile...) et la gestion de la relation usager lors des besoins d’assistance (via une hotline 24/7). Enercoop, fournisseur français spécialiste de l’électricité d’origine renouvelable, a gagné l’appel d’offres pour l’alimentation des bornes de recharge du service Lulu, notamment grâce à l’attractivité de ses tarifs. Ines, un groupe économique social et solidaire local, assurera l’entretien courant des véhicules et les interventions en cas de dégradation. Enfin, via Lunéo (groupe Transdev), l’agence de mobilité du Pays du Lunévillois implantée dans la gare de Lunéville, accueille les usagers, facilite leur inscription au service d’autopartage et leurs réservations, tout en assurant la permanence téléphonique pendant les horaires d’ouverture.

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Le service d’autopartage Lulu offre une grille de tarifs attractifs et adaptés à une multiplicité d’usages.

Mots clefs associés à cet article : Renault, Véhicule électrique, Autopartage, Mobilité durable, Ademe, Bornes de recharge

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