L’Italie fustige l’accord franco-allemand sur le CO2

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Le prochain sommet des ministres de l’Environnement européens, prévu début juillet, promet d’être agité. La question des émissions de CO2 des automobiles devrait être au centre des débats. Car, quelques jours après l’annonce d’un accord franco-allemand prévoyant notamment un allègement des sanctions prévues pour les plus faibles dépassements des normes, l’Italie a vivement réagi et fait part de son mécontentement. La ministre de l’Environnement, Stefania Prestigiacomo, a qualifié ce compromis d’inacceptable « parce qu’il favorise les grosses cylindrées et les voitures à forte consommation ». Le gouvernement italien défend ici les intérêts de son champion national, Fiat. Le constructeur se félicitait en effet récemment d’être le constructeur européen dont la moyenne des émissions de CO2 était la plus faible. L’entente franco-allemande est donc une mauvaise nouvelle pour l’Italie et Fiat, qui se retrouvent désormais isolés, alors qu’ils pouvaient jusqu’à présent compter sur Renault et PSA. « Ce compromis ne protège pas l’environnement et pénalise les industries européennes, notamment italienne, qui produisent des voitures efficaces avec un moindre rejet de CO2 » a ajouté la ministre de l’Environnement. Une position pour le moins extrême et exagérée qui ne devrait pas remettre en cause le sage compromis franco-allemand.

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