L’Allemagne et la France, championnes des taxes automobiles en Europe

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Selon les données de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), l’ensemble des taxes sur les véhicules à moteur sur les principaux marchés de l’UE s’est élevé à 398 milliards d’euros. En tête des pays les plus généreux, on retrouve la France et l’Allemagne.

Le pays qui a le plus largement contribué à cette enveloppe par son revenu national est d’ailleurs celui qui possède le plus grand parc automobile de l’UE, à savoir l’Allemagne. © AdobeStock
Le pays qui a le plus largement contribué à cette enveloppe par son revenu national est d’ailleurs celui qui possède le plus grand parc automobile de l’UE, à savoir l’Allemagne. © AdobeStock

Les recettes fiscales dégagées par les gouvernements des principaux marchés européens sur les véhicules motorisés ont atteint 398,4 milliards d’euros. C’est ce que révèle l’édition 2021 du Guide fiscal annuel de l’ACEA. Comptant plus de 350 pages, ce rapport expose un aperçu complet des taxes spécifiques à l’industrie automobile, autant les charges concernant l’acquisition d’un véhicule (TVA, taxe de vente, taxe d’immatriculation) que celles pesant sur la propriété (taxe de circulation, taxe sur les carburants, etc.).

Cette somme, qui n’égale toutefois pas les 440,4 milliards d’euros de l’an passé, représente une manne financière non-négligeable. Pour cause : elle est estimée à « près de deux fois et demie le budget total de l’Union européenne » à en croire l’ACEA. Le pays qui a le plus largement contribué à cette enveloppe par son revenu national est d’ailleurs celui qui possède le plus grand parc automobile de l’UE, à savoir l’Allemagne avec 99,9 milliards d’euros. Juste derrière on retrouve la France, avec 86,4 milliards d’euros et l’Italie avec 76,3 milliards d’euros. L’Irlande, elle, ferme la marche des treize premiers marchés européens avec 6,2 milliards d’euros.

Pour autant, lorsqu’on analyse la moyenne des gains fiscaux par véhicule et par an, nos voisins de l’Île d’émeraude repassent en quatrième position avec 2 438 €. Le podium lui, se compose de la Belgique, qui perçoit 3 187 € annuels par véhicule, de l’Autriche (2 678 €) et de la Finlande (2 523 €). Quant à la France, elle arrive au huitième rang du classement avec 1 911 €, juste après l’Allemagne et ses 1 963 €. Les recettes fiscales les plus faibles se situent, pour leur part, en Grèce et en Espagne, où l’État ponctionne respectivement 1 264 € et 1 068 € par véhicule et par an.

Recettes fiscales annuelles moyennes par véhicule automobile, par pays :

  • Belgique : 3 187 €
  • Autriche  : 2 678 €
  • Finlande  : 2 523 €
  • Irlande  : 2 438 €
  • Danemark  : 2 251 €
  • Pays-Bas  : 2 158 €
  • Allemagne  : 1 963 €
  • France  : 1 911 €
  • Italie  : 1 727 €
  • Suède  : 1 561 €
  • Portugal  : 1 528 €
  • Grèce  : 1 264 €
  • Espagne  : 1 068 €

Le carburant, de l’or en pompe

Ce qui plombe le plus le porte-monnaie des automobilistes européens demeurent sans conteste les taxes sur les carburant, constituant même près de la moitié des recettes générés en France (43,1 milliards d’euros) et en Allemagne (41,9 milliards d’euros). Bien que moins décriée par l’opinion publique que son cousin le diesel, l’essence est toujours plus imposée que le gazole dans presque tous les pays européens, à l’exception de la Belgique et de la Slovénie. Ainsi, la taxe sur le diesel varie de 317 €/1 000 litres (en Hongrie) à 617 € /1 000 litres (en Italie) quand, pour l’essence, la taxation grimpe de 345 €/1 000 litres (toujours en Hongrie) à 813 €/1 000 litres (aux Pays-Bas).

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« Ces revenus devraient aider à financer l’infrastructure de recharge et de ravitaillement qui est maintenant nécessaire de toute urgence pour faire face à l’adoption rapide par le marché des véhicules à propulsion alternative » fait alors valoir le directeur général de l’ACEA, Eric-Mark Huitema. Qui rappelle également qu’au cours du premier trimestre de cette année 2021, près de 14 % de toutes les voitures neuves vendues en Europe étaient rechargeables électriquement. Les taux de TVA sur les véhicules neufs s’établissent d’ailleurs de 17 % au Luxembourg à presque 30 % en Hongrie, comme l’indique l’ACEA.

Mots clefs associés à cet article : Essence, Diesel, Marché Europe, Taxes, ACEA, TVA

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