Juin 2020 : le canal des entreprises toujours convalescent

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Malgré le plan de relance automobile du Gouvernement et la fin du déconfinement, le segment des entreprises est resté plutôt atone en juin 2020. Et, sans surprise, le premier semestre est franchement mauvais. Tous les chiffres de l’Arval Mobility Observatory.

Les VP ont davantage souffert que les VUL de la crise de la Covid-19 et de l’arrêt de l’économie. (© DR)
Les VP ont davantage souffert que les VUL de la crise de la Covid-19 et de l’arrêt de l’économie. (© DR)

Malgré un jour ouvré de plus par rapport à 2019 (21 contre 20), l’accélération de la sortie du confinement et plusieurs mesures gouvernementales de soutien à la filière (augmentation des bonus, aide à l’achat des hybrides rechargeables), le marché des entreprises n’a pas réussi à refaire totalement son retard en juin 2020. L’activité s’est toutefois bien redressée, puisque les immatriculations n’affichent plus qu’une baisse de 3,65 % (81 503 VP + VUL), là où elles étaient repli de plus de 40 % en mai.

Par type de véhicules, on constate que les VUL sortent du rouge, affichant des immatriculations en hausse de 7,83 % (35 122 unités), tandis que les VP restent à la traîne, avec une baisse des immatriculations de 10,84 % (46 381 unités).

Sur le plan du mix énergétique, les énergies renouvelables connaissent une envolée de leurs immatriculations, notamment les hybrides rechargeables (PHEV), qui affichent un bond de 462,72 % sur un mois (2 943 VP + VUL), porté par une offre élargie et l’éligibilité au bonus. Le total des hybrides ressort en hausse de 139,62 % (6 865 VP + VUL). Dans le même temps, les modèles 100 % électriques progressent plus modestement, à + 22,79 % (2 963 VP + VUL).

Un premier semestre noir

Sur les six premiers mois de 2020, le marché des entreprises affiche un recul inédit de 32,69 % (303 995 VP + VUL). À rapporter à un marché automobile global en baisse de 37,31 % (890 972 unités), avec un jour ouvré de plus par rapport à 2019 (124 contre 123).

Les VP ont davantage souffert que les VUL de la crise de la Covid-19 et de l’arrêt de l’économie. Les immatriculations de VP s’établissent en baisse de 34,07 % (175 031 unités), tandis que pour les VUL le repli est de 30,73 % (128 964 unités).
Sur le front des énergies, les motorisations alternatives sont les seules à tirer leur épingle du jeu au premier semestre. Les hybrides voient leurs immatriculations progresser de 46,56 % (22 362 VP/VUL), grâce notamment à une explosion des immatriculations de modèles hybrides rechargeables (+ 122,89 % à 8 597 VP/VUL). Quant aux modèles 100 % électriques, la hausse est plus modérée : + 8,72 % (11 509 VP/VUL).

À l’inverse, les motorisations thermiques enregistrent un premier semestre noir, avec un effondrement des immatriculations essence de 41,43 % (59 005 VP + VUL), tandis que le diesel recule de 35,14 % (210 449 VP + VUL).
Au total, les parts de marché des différentes énergies ressortent sur six mois (VP + VUL inclus) à 19,41 % pour l’essence, 69,23 % pour le diesel, 3,79 % pour le 100 % électrique et 7,36 % pour les hybrides rechargeables.

Mots clefs associés à cet article : Arval, Véhicule électrique, Véhicule hybride, Bonus-malus, Marché Flottes, Marché France, Véhicule hybride rechargeable, WLTP, CAFE, Coronavirus Covid-19

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