Johnson & Johnson : la sécurité pour tous

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Chez Johnson & Johnson, certains collaborateurs passent près de 50 % de leur temps dans leur véhicule de fonction. Un chiffre considérable qui a poussé l’entreprise à prendre les choses en main, notamment au niveau de la sécurité et du confort.

Le Safe Fleet Day est organisé depuis une dizaine d'années.
Le Safe Fleet Day est organisé depuis une dizaine d'années.

Dans le groupe de santé Johnson & Johnson, rien n’est laissé au hasard quand il s’agit de la flotte de véhicules de l’entreprise. En France, le groupe compte 3 150 employés pour environ 1 300 véhicules de fonction, soit 200 véhicules de moins qu’en 2011. Cette baisse est due à des réorganisations internes et à la chute du nombre de commerciaux depuis une quelques années. Ces derniers représentent en effet 80 % des bénéficiaires d’une voiture de fonction. Les 20 % restants en disposent pour des raisons de statut.

Tous ces conducteurs sont divisés en trois types de contrats selon leur roulage : 110 000, 80 000 et moins de 60 000 kilomètres sur 36 mois. La totalité de la flotte est composée de véhicules particuliers achetés, qui sont ensuite revendus tous les trois ans par le biais du loueur Arval.

Environnement et sécurité au cœur de la car policy

Les conducteurs ont le choix entre cinq marques dans le catalogue : Volvo, Renault, Ford, BMW et Mercedes-Benz. « Il y a quelques années, nous avions aussi la marque Volkswagen. Elle représentait d’ailleurs la majorité des véhicules, mais aujourd’hui, c’est Renault qui a le lead » explique Martine Laroche, responsable du parc de Johnson & Johnson.

Dans la flotte, on peut notamment retrouver des Volvo V40, des Volvo V60, des Renault Talisman, des Renault Mégane Estate et des Renault Kadjar. Des véhicules choisis avec attention pour respecter la car policy du groupe. Celle-ci préconise que tous les véhicules doivent avoir cinq étoiles au crash test EuroNCAP et émettre moins de 100 g/km de CO2. « Nous essayons de réduire la moyenne de rejets de CO2 de la flotte chaque année, précise Martine Laroche. Nous étions à 117 grammes en moyenne en 2013. Aujourd’hui nous avons atteint les 102 grammes. »

Autre critère de sélection des véhicules : les équipements de sécurité et le confort. Certains employés passent près de 50 % de leur temps de travail sur les routes, la voiture se transforme donc en second bureau. « Nous ne nous contentons pas de la finition Business, qui ne propose pas toujours les options que nous souhaitons. Chez Renault par exemple, nous optons pour la finition Initiale. Cela nous revient moins cher que de prendre la finition Business et de rajouter des options comme l’alerte de franchissement de ligne, le freinage d’urgence ou la détection des angles morts », indique Martine Laroche.

Électrique et auto-partage dans les tuyaux

Dans le mix énergétique, pas de surprise : le diesel représente 99 % de la flotte, et les choses devraient rester comme ça un bon moment. « Nous avons eu des véhicules hybrides il y a quelques années, des Toyota Prius, mais nous avons dû faire marche arrière au bout d’un an car les résultats n’étaient pas au rendez-vous », confie Martine Laroche. Pour l’instant, la gestionnaire attend que le marché évolue et se perfectionne pour retenter l’expérience. L’électrique et l’auto-partage font aussi partie des sujets en discussion chez Johnson & Johnson.

Mais l’un des thèmes prédominants quand on évoque la flotte du groupe de santé, c’est la sécurité. Depuis une dizaine d’années, l’entreprise organise le Safe Fleet Day, un événement qui a pour objectif de sensibiliser les collaborateurs à la sécurité routière à travers des ateliers. Et ce n’est pas tout. Dès son arrivée dans l’entreprise, le salarié doit assister à une présentation d’une heure sur les règles de sécurité au volant, il est ensuite inscrit à une formation d’une journée pour sensibiliser au danger de la conduite auprès de Beltoise Évolution, société spécialisée dans les stages de perfectionnement à la conduite.

Si la prévention occupe une part importante du travail sur la sécurité routière, Johnson & Johnson continue aussi le travail après un accident. « Dans ce cas-là, un debrief est organisé avec le manager et avec un professionnel de Beltoise pour identifier l’origine de l’accident et éviter que cela ne se reproduise », détaille Martine Laroche. Au total, Johnson & Johnson dépense 350 000 euros par an dans la formation des collaborateurs. Des mesures qui valent le coup : depuis 1994, le nombre d’accidents par million de kilomètres a baissé de 41,5 %, en passant de 12 à 7.

Mots clefs associés à cet article : Sécurité routière

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