Jaguar XF Sportbrake : la forme et le fond

Publié le par

Non contente de figurer parmi les plus beaux breaks du marché, la Jaguar XF Sportbrake s’avère de surcroît dynamique à conduire, agréable à vivre et se pose en alternative crédible face aux premiums allemands…

La Jaguar XF Sportbrake peut compter sur son physique pour séduire.
La Jaguar XF Sportbrake peut compter sur son physique pour séduire.

Si on évoque un grand break musclé, aux surfaces vitrées réduites, au hayon fuyant, avec un long capot s’achevant sur une calandre gourmande, on pense à la regrettée Chrysler 300 C Touring. Jaguar revient aux breaks familiaux avec le même langage, mais en déclinant la formule façon crème anglaise. Car la longue XF Sportbrake (4,96 m) navigue à des altitudes où seules les références allemandes croisent (Mercedes-Benz Classe E, Audi A6, BMW Série 5).

Comme ses rivales, la Jag’ offre une large gamme (quatre diesels, un essence), et la transmission intégrale est proposée sur les diesels 2.0 l de 180 et 240 chevaux (option à 2 620 euros). Facturée 2 500 euros de plus que la berline, la XF Sportbrake débute à 44 320 euros en finition Pure dans une terne configuration 2.0 l diesel 163 ch (9,3 s de 0 à 100 km/h, boîte mécanique, propulsion) et grimpe d’un cran en version de 180 chevaux (49 140 euros), plus agréable avec la BVA à huit rapports. Les plus exigeants prendront la V6 3.0 l diesel de 300 chevaux, mais le tarif flambe à 74 500 euros ! Finalement, le meilleur compromis est la 25d ; elle reste en quatre cylindres, mais monte le curseur à 240 chevaux grâce à l’apport d’un biturbo.

Pour rugir de plaisir

Le prix de cette 25d n’est plus tout à fait le même (60 760 euros) mais, avec la transmission intégrale, la BVA, un moteur transfiguré et une riche finition Prestige, le menu est alléchant. Bien sûr, en ajoutant quelques babioles comme le toit vitré (1 417 euros) ou la vision tête haute (1 333 euros), l’addition dépassera souvent les 65 000 euros. C’est cher mais cela reste, à prestations égales, du niveau des concurrents. La planche de bord séduit avec sa console centrale bordée de chrome, agrémentée d’un écran séparé de 10 pouces (de série dès Business Prestige).

Bien que sportive d’aspect avec ses cadrans abrités par une casquette de cuir surpiqué et ses inserts en alu, cette Jag’ reste familiale dans l’âme en offrant 565 litres de charge, voire 1 700 litres dossiers repliés. Et en ayant recours largement à l’aluminium elle soigne sa ligne, affichant 1 805 kg à la pesée, soit un record du segment. Et cela se ressent à la conduite ! Inscription franche du train avant, appuis solides, trajectoire nette et belle poussée en sortie de courbe sont de rigueur (6,7 s de 0 à 100 km/h). Dommage que la consommation (5,8 l/100 km) soit légèrement supérieure à celle des V6 allemands. Le prix à payer pour rugir de plaisir !

Mots clefs associés à cet article : Jaguar, Break

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter
Recherche
Guide Fiscal 2018

Le guide de la fiscalité des véhicules d’entreprises, édition 2018, est l’outil indispensable.

Guide Fiscal 2018
COMMANDER