« Il y a énormément de choses à faire sur le marché français des mobilités douces », avance Johnny Smith, cofondateur de Velco

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Johnny Smith © Velco
Johnny Smith © Velco

L’Automobile & L’Entreprise : Quelle est la genèse de Velco ?

Johnny Smith : La société Velco a été fondée en 2016 par trois personnes : Pierre Régnier, Romain Savouré et moi-même. L’objectif premier de la start-up était de sécuriser les vélos stationnés sur l’espace public (géolocalisation, alarme). En 2017-2018 deux importantes levées de fonds [3,5 millions d’euros au total, ndlr] ont permis le développement et l’industrialisation du « Wink Bar », un guidon connecté. L’année 2019 a été marquée par la commercialisation du produit en BtoB et BtoBtoC en France, au Benelux, en Espagne et au Portugal. En parallèle, l’équipe de Velco s’est étoffée. Pour 2020, l’objectif est de se concentrer sur le BtoB et le BtoG [vente aux pouvoirs publics, ndlr]. D’ici à la fin de l’année, une nouvelle levée de fonds d’environ 5 millions d’euros devrait encore permettre le développement de l’entreprise et son internationalisation.

A&E : Quelles sont vos activités et les solutions que vous proposez ?

JS : Velco œuvre à l’optimisation de la gestion de flotte de deux-roues. Les parcs existants sont à rationaliser pour être à 100 % utilisables par les clients. Il faut pouvoir intervenir en amont sur la maintenance par exemple, qu’elle soit préventive, prédictive ou curative. Nous avons développé une suite logicielle et trois produits connectés (« Wink Bar », « Nuotrax » et « Onitrax ») pouvant être intégrés dans des vélos, des trottinettes ou des motos. L’idée est de proposer à nos clients une formule complète comprenant un produit de géolocalisation – comme le guidon « Nuotrax » ou le boîtier « Onitrax » dotés de technologies proches de celles intégrées dans les smartphones (liaison GSM/GPS, accéléromètre, capteurs, alarme) –, ainsi qu’un abonnement permettant d’accéder à une suite logicielle, soit sur la plate-forme Webfleet Manager, développée en propre, soit via une API ouverte permettent de remonter la data sur les outils déjà utilisés par le client. Notre troisième brique, c’est la personnalisation. Les fonctionnalités sont activables à la carte.

A&E : Qui sont vos clients : des opérateurs ? des constructeurs ?

JS : Nous visons globalement le marché de la mobilité urbaine : vélos, scooters, trottinettes et motos, et nous nous rapprochons des opérateurs de mobilité (JCDecaux, Keolis, BeMobi…), avec qui nous échangeons très régulièrement. L’idée, c’est de partir du cahier des charges défini par le client final (institutionnel, entreprise…) ou de le construire avec l’opérateur pour proposer les meilleures solutions. Velco a une double approche : aller chercher les exploitants de véhicules ou traiter directement avec les fabricants de véhicules comme la Manufacture française du cycle, Cycleurope ou Arcade Cycles. Nous avons ainsi signé un gros contrat avec Fluow, une filiale de La Poste qui gère Véligo, le service de location de vélos opéré par la région Ile-de-France, ainsi qu’avec Intersport.

A&E : Comment se profile le futur pour Velco ?

JS : Par l’internationalisation ! Le marché français de la mobilité douce est très intéressant car il y a énormément de choses à faire. On assiste au développement de nombreuses offres et produits comme les vélos à assistance électrique, le free floating, la LLD. Mais l’Allemagne ou les Pays-Bas – plus avancés que la France en la matière – nous intéressent car il y a un renouvellement constant du parc particulier et des flottes. L’Espagne, le Portugal et l’Italie sont également des marchés prometteurs.

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