Hyundai table sur une légère croissance de sa part de marché en France en 2020

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Malgré le coup d’arrêt du confinement et les incertitudes économiques, Hyundai France confirme son objectif de dépasser 2 % de part de marché en 2020, ce qui passe notamment par le dynamisme de son activité B to B et un calendrier de lancements de produits favorable.

DR / Hyundai
DR / Hyundai

Sans surprise, Lionel French Keogh, directeur général de Hyundai France, évoque un premier semestre en triptyque. Les deux premiers mois de l’année furent porteurs pour la marque, avec des volumes en hausse de 13,7 % (6 722 unités), par rapport à la même période de référence 2019 et à un marché global en repli de 2,7 %. « Dans le mix, la part des véhicules électrifiés ressortait à 41,7 % alors que le marché français se situait à 17,7 % », souligne Lionel French Keogh. Ensuite, c’est le rideau de fer avec le confinement qui vient parasiter les JPO et qui durera 56 jours. « Comme nous avons eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises, nous nous sommes focalisés sur le soutien au réseau, notamment sous l’angle de la trésorerie. Puis il a fallu préparer la réouverture des affaires et trouver des masques, ce qui ne fut pas une formalité », pointe le directeur. Et de poursuivre : « Nous avons décidé de maintenir notre politique d’approvisionnement de véhicules, notamment les véhicules électrifiés, d’autant que nous avions la chance, contrairement à d’autres concurrents, que les usines coréennes continuent de produire. »

Un mois de juin 2020 historique pour Hyundai France

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Lionel French Keogh, directeur général de Hyundai France.

Enfin, à partir de mai, il a fallu s’atteler à piloter la reprise. Hyundai a enregistré une progression de 1 % de ses commandes sur ce mois, par rapport à mai 2019, en ne travaillant à plein que trois semaines. Il a aussi fallu s’adapter aux annonces du plan de relance. Ce que la marque a fait avec bonheur puisqu’elle a enregistré un mois de juin historique : 4 413 immatriculations ! Au niveau du mix, relevons que le Kona electric était troisième de son périmètre (BEV), derrière la Peugeot e-208 et la Renault Zoe. Au cumul des six premiers mois de l’année, le véhicule est quatrième derrière le trio Tesla Model 3, e-208 et Zoe. «  Le mois de juin a aussi été très bon en commandes, puisque nous avons multiplié nos prises par deux par rapport à juin 2019 », souligne Lionel French Keogh. Qui ajoute : « Nos performances ont bénéficié de la prime à la conversion, à hauteur de 20 à 25 %. Nous avons saisi cette chance car nous avions des stocks disponibles, mais ce n’est pas non plus une bulle. » Au final, Hyundai achève le premier semestre 2020 avec 15 156 immatriculations, en repli de 23 %, surclassant donc le marché global, pour une part de 2,12 %. Une part qui passe à 2,61 % sur le canal des particuliers, « un élément important dans la mesure où il démontre que nous n’avons pas sacrifié nos fondamentaux durant la crise, en restant vigilant par rapport à la rentabilité », analyse le responsable.

Rentabilité oblige, Hyundai renonce à ses objectifs initiaux en LCD

Les volumes de Hyundai sont portés par la gamme Kona (38 %), le Tucson (21 %), la i20 (20 %), la i10 (9 %), qui a bénéficié de la prime à la conversion, mais aussi la Ioniq (8 %) et la i30 (4 %). Avec ses six versions et son large éventail de motorisations, le duo i30-Ioniq joue bien de sa complémentarité. Au niveau des canaux, Hyundai a réalisé 57 % de ses volumes à particuliers (58 % au S1 2019), 14 % à flottes (9 % au S1 2019), 21 % en VD (22 % au S1 2019) et 7 % en LCD (11 % au S1 2019). À ce propos, Lionel French Keogh explique que «  les loueurs de courte durée ont réduit leurs flottes à cause de la crise, mais parfois trop. Aujourd’hui, ils reviennent nous solliciter, mais nous ne tiendrons pas l’objectif initial, 2 600 unités. Nous serons plus vraisemblablement à 1 700 véhicules. En effet, même si certains loueurs sont nos partenaires, ce sont des ventes difficiles à rentabiliser. Elles nous servent plus d’équivalent “ publicité ” et de levier de génération d’essais de nos modèles. Mais nous devons aussi penser à préserver nos marges ». Au niveau du mix énergétique, Hyundai s’électrifie à forte cadence : 31,5 % de ses volumes se font en hybride (8,5 % pour le marché français), 14,6 % en BEV (6,3 % pour le marché français), et 1,7 % en PHEV (2,8 % pour le marché français). « Nous sommes très bien positionnés, aux côtés de Tesla sur le BEV, et de Toyota sur le HEV », se réjouit Lionel French Keogh. L’essence pèse 36 % des ventes et le diesel, 16 %.

Le Tucson pèse une vente sur deux en B to B

Par ailleurs, la marque a réalisé un travail spécifique sur le canal B to B, un chantier en cours depuis quelques années, mais qui recèle encore du potentiel. Au premier semestre, Hyundai a enregistré 2 134 immatriculations sur ce canal, soit une progression de 15,7 % par rapport au S1 2019, surclassant là encore le marché global. «  La part des ventes aux entreprises représente 24,7 % de notre activité, et il convient de relever que la part des véhicules électrifiés est de 38 % dans le mix B to B, en très forte progression, dont 14 % de modèles 100 % électriques » indique Lionel French Keogh, tout en signalant que la marque est aussi présente avec une offre de pile à combustible à hydrogène. Une technologie qui prendra son premier envol dans le périmètre B to B, envol qui pourrait se préciser au vu des récentes annonces de l’Allemagne, de la France et de la Commission européenne. On doit encore signaler que 44 % des volumes réalisés auprès des entreprises le sont en LLD, grâce à un partenariat efficace avec Arval. « L’essor des modèles électrifiés va encore s’accentuer avec la LOM et les objectifs de verdissement des flottes. En outre, les grands loueurs poussent le marché, et cela vient soutenir les valeurs résiduelles de ces véhicules », commente Lionel French Keogh. Sur le canal des entreprises, le Tucson règne en maître, avec près d’une vente sur deux, suivi par le Kona, notamment dans sa version hybride, et par les i20 et Ioniq.

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Névralgique, la nouvelle i20 va évoluer sur le plus important segment de marché en France, B2C comme B2B.

Les lancements ne concernent que des modèles phares

Fort de ses indicateurs plutôt bien orientés malgré une conjoncture très difficile et des incertitudes aiguës sur la demande au dernier quadrimestre, Hyundai envisage la fin de l’année avec confiance, estimant que sa part de marché va rester au-dessus de 2 %. Une confiance qui repose sur trois piliers : un réseau efficace (y compris les business centers), qui a enregistré huit ouvertures au premier semestre et qui devrait rester rentable sur l’exercice ; une offre énergétique parmi les plus larges du marché ; un calendrier de nouveautés produits bien rempli. En effet, la nouvelle i20 est sur orbite pour son lancement en septembre sur le plus gros segment du marché B to C comme B to B. L’apport de la technologie MHEV 48 V lui donne un nouvel atout. En novembre, le Kona s’offrira un restylage, tandis que la nouvelle génération de Tucson sortira la grosse artillerie : essence 48 V, diesel et hybride dès le lancement en attendant une version PHEV au premier semestre 2021. On peut encore citer le Santa Fe. En somme, si Hyundai ne battra évidemment pas son record de ventes en volume, il pourrait le faire sur l’indicateur de la part de marché.

Mots clefs associés à cet article : Hyundai, Arval, LLD, Flotte, Marché France, Véhicule électrifié , énergies alternatives

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