Hertz dans la tourmente

Publié le par

Après Europcar Mobility Group, c’est au tour du loueur Hertz d’avoir évité de justesse la faillite. Mais le compte à rebours reste enclenché, et le groupe a jusqu’au 22 mai 2020 pour trouver une solution de financement.

Le groupe Hertz a jusqu'au 22 mai pour échapper au dépôt de bilan. (DR/The Hertz Corporation)
Le groupe Hertz a jusqu'au 22 mai pour échapper au dépôt de bilan. (DR/The Hertz Corporation)

Période particulièrement difficile pour les loueurs de courte durée ! Déjà attaqués par les plates-formes de VTC (Uber, Lyft…) aux pratiques particulièrement agressives et confrontés comme tous les acteurs des mobilités aux défis environnementaux nécessitant de lourds investissements, les voilà touchés de plein fouet par la crise sanitaire du coronavirus qui vient geler leurs activités, notamment dans les hubs que sont les aéroports et les gares.

Après le sauvetage d’Europcar par l’État français, c’est au tour du groupe américain Hertz de chanceler. Il a tout simplement évité le dépôt de bilan lundi 5 mai 2020 quand un sursis lui a été accordé alors qu’il n’avait pu honorer une échéance de remboursement de sa dette. Mais il s’agit bien d’un sursis, et le groupe doit trouver une solution d’ici au 22 mai 2020.

Du fait de l’effondrement de ses activités, Hertz avait déjà annoncé en avril un plan social particulièrement sévère, portant sur la suppression de 10 000 emplois en Amérique du Nord et au Mexique (sur un total mondial de 38 000 salariés à la fin de l’année 2019).

Le poids de la dette

Le principal problème du groupe Hertz réside dans l’ampleur de sa dette (17 milliards de dollars !), ainsi que dans la taille de sa flotte (560 000 véhicules environ) qui rend l’impact des coûts d’immobilisation très violent. Selon plusieurs sources américaines, vu que l’activité ne va pas retrouver son cours ordinaire avant plusieurs mois, Hertz devrait, selon toute vraisemblance, solliciter prochainement une inscription sous protection de la loi sur les faillites, le fameux « Chapter Eleven » américain. D’ailleurs, le titre Hertz Global Holdings Inc. a totalement dévissé ces derniers jours.

Comme pour Europcar, au-delà des circonstances exceptionnelles fortement paralysantes, il convient de rappeler que Hertz traverse une zone de turbulences depuis plusieurs années, malgré la présence de Carl Icahn parmi ses actionnaires de référence. Ainsi, le groupe dirigé par Kathryn Marinello a été déficitaire à quatre reprises sur les six derniers exercices financiers.

JPEG - 1.5 Mo
Hertz a d’ores et déjà annoncé la suppression de près de 25 % de ses effectifs dans le monde.

Mots clefs associés à cet article : Europcar, Hertz, LCD, Économie, Aéroport, Gare, Coronavirus Covid-19

Voir aussi :

A la une
Suivez-nous RSS Twitter Linkedin
Newsletter