Grenoble : une voie exclusivement réservée au covoiturage sur l’A48 dès l’été 2020

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Une voie sera entièrement dédiée aux véhicules partagés sur l’axe autoroutier reliant Lyon et Grenoble. Cette opération, mise en place à partir de l’été 2020, vise à encourager le covoiturage et à désengorger les villes.

Sur l'A6, dans le sens Paris-Lyon, un précédent est en phase d’essai depuis le printemps 2019.
Sur l'A6, dans le sens Paris-Lyon, un précédent est en phase d’essai depuis le printemps 2019.

Les automobilistes qui emprunteront l’A48 l’été prochain devront se montrer vigilants. La société APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et sa filiale AREA prévoient en effet de consacrer une voie sur les trois existantes aux véhicules ayant opté pour le covoiturage. Une façon de promouvoir les trajets communs afin de limiter les émissions polluantes et les embouteillages.

Une expérimentation déjà menée sur l’A6

Ce test portera sur une portion de huit kilomètres, à l’entrée nord-ouest de Grenoble, souvent congestionnée. Et gare à ceux qui seraient seuls dans leur habitacle et rouleraient sur cette voie réservée ! Pour s’assurer que le conducteur transporte bien un ou plusieurs passagers, une caméra – sans doute installée sur le terre-plein central – procédera à un comptage du nombre d’occupants. Des panneaux pédagogiques avertissant l’approche de la zone aménagée devraient également sortir de terre, comme c’est actuellement le cas sur l’A6.

Sur ce réseau autoroutier situé près de Mâcon, dans le sens Paris-Lyon, un précédent est en effet en phase d’essai depuis le printemps 2019. Les résultats s’étant déjà révélés concluants en termes de fluidification du trafic, une seconde expérimentation a donc été envisagée. Celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un projet plus vaste baptisé NOÉ (Nombre d’Occupants Élevé), qui entend favoriser la mobilité des transports dits collectifs. Une intention louable qui, à terme, pourrait bien se généraliser à d’autres axes majeurs ou périphériques.

Quant aux contrevenants qui ne respecteraient pas la file spéciale covoiturage, s’ils ne devraient pas être verbalisés dans un premier temps, ils pourraient finir par l’être grâce à la lecture automatique des plaques d’immatriculation. Mais ce n’est pas pour tout de suite.

Mots clefs associés à cet article : Autopartage, Covoiturage, Autoroute, Mobilités

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