Forte contraction du marché automobile VN en octobre 2020

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En France, les immatriculations de voitures particulières neuves ont baissé de 9,5 % en octobre 2020, portant à - 27 % le repli du marché au cumul des dix premiers mois de l’année. A l’inverse, le marché du VO continue de bien se porter (+ 11 %).

DR / Peugeot
DR / Peugeot

Avant même l’effet du reconfinement et après un mois de septembre qui avait soulevé un certain nombre d’interrogations, le mois d’octobre envoie un signal négatif pour le marché du VN. En octobre 2020, avec 171 049 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en baisse de 9,49 % en données brutes par rapport à octobre 2019. Indicateur économique clé, le marché des véhicules utilitaires neufs n’est pas beaucoup mieux orienté, avec 40 075 immatriculations, en baisse de 4,06 %.

Le groupe PSA résiste

Au cumul des dix premiers mois de 2020, avec 1 337 747 immatriculations, le marché français des voitures particulières neuves est en baisse de 26,91 %. Et avec 322 992 immatriculations sur la période, le marché des VUL rend une carte de – 18,83 %.
En octobre, le groupe PSA a limité les dégâts (- 2,78 %), grâce à Peugeot et à Opel. Le groupe Renault est moins à son aise (- 9,69 %), à cause de Dacia, car la marque Renault résiste mieux (- 4,68 %). Le groupe Volkswagen n’échappe pas à la tendance générale, même si la marque Skoda (- 0,59 %) mérite une mention particulière.
Dans le périmètre du premium, le trio allemand est sur une ligne comparable au cumul des dix premiers mois de l’année, mais en octobre 2020, c’est BMW qui a bu la tasse (-28,54 %), tandis que Mercedes-Benz résistait bien (- 2,35 %) et qu’Audi livrait à foison (+ 17,86 %). Volvo suit la tendance. En revanche, Alfa Romeo et Jaguar sont en perdition, avec des volumes de plus en plus anecdotiques. Notons encore qu’Infiniti a réellement disparu du paysage (0 immatriculation).
Chez les généralistes, la soupe à la grimace est généralisée, à l’exception notable de Kia, en progression de 9,9 %. Enfin, parmi les sourires, notons la belle performance du Suzuki (+ 43,29 % !), même si on sait que le jeu des approvisionnements fait beaucoup varier la « vérité » d’un mois l’autre.

Le VE fait son nid

Enfin, selon les valeurs communiquées par le CCFA, le niveau moyen d’émissions de CO2 continue d’être orienté à la baisse, 95,5 g/km, seuil le plus bas jamais enregistré. La pénétration du diesel stagne à 32 %, mais n’est plus en chute libre. En outre, sous l’effet de la législation, les véhicules électriques poursuivent également leur progression : entre janvier et octobre, ils pesaient 6 % du marché (contre seulement 1,9 % sur la même période de référence en 2019).
Notons encore que la crise profite bel et bien au marché du VO (+ 11 %).

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