[Vidéo] FMMC : les nouvelles dispositions liées aux VE dans les flottes

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La première rencontre de l’année 2020 du Fleet and Mobility Managers Club (FMMC) s’est tenue hier, mardi 4 février, sur le thème du véhicule électrique en entreprise. La volonté de s’équiper est là, mais quelques points bloquants demeurent.

La première rencontre du FMMC de l'année 2020 a fait salle comble dans l'écrin parisien du Club13.
La première rencontre du FMMC de l'année 2020 a fait salle comble dans l'écrin parisien du Club13.

Lors de la première rencontre de l’année 2020 du FMMC, face une soixantaine de responsables de parc, il y avait quatre intervenants de premier ordre : Hanno Klausmeier, président de SAP Labs France, Clément Molizon, responsable des relations institutionnelles de l’Avere-France, François-Xavier Proux, chargé de missions à la direction du contrôle de l’Urssaf Ile-de-France, et Sophie Vergne, directrice marketing de Total Fleet. Tous ont débattu du déploiement des véhicules électriques dans les flottes, notamment sous l’angle des infrastructures de charge et des évolutions réglementaires de l’avantage en nature.

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François-Xavier Proux (Urssaf IDF), Sophie Vergne (Total Fleet), Hanno Klausmeier (SAP Labs France) et Clément Molizon (Avere France), avec Marc Horwitz à l’animation.

Des Tesla dans les flottes !

Hanno Klausmeier fait figure de pionnier, et sa flotte est désormais presque exclusivement électrique, une démarche entamée en 2014 et qui s’est muée en parti pris après la révélation du scandale du dieselgate. Une démarche volontaire qui intègre tous les véhicules électriques du marché : Renault Zoe, Hyundai Kona, Kia Niro…, mais aussi des Tesla. « Il faut que cette démarche soit perçue comme quelque chose de résolument positif par les collaborateurs », répète Hanno Klausmeier avec conviction. La borne de recharge au domicile, intéressante pour l’entreprise qui doit ainsi gérer moins de points de charge à son siège, est offerte aux collaborateurs.

Questions autour de l’avantage en nature

C’est l’un des sujets clés du jour, et François-Xavier Proux, intervenant très attendu, a été d’un apport précieux, même s’il reconnaît quelques zones d’ombre. Les derniers textes adoptés ont un volet spécifique aux véhicules électriques : ainsi, le décret du 21 mai 2019 prévoit qu’une borne mise à disposition par un employeur pour ses salariés qui roule en VE constitue un avantage en nature (AeN), mais il doit être évalué à hauteur d’un montant nul lorsque le collaborateur utilise la borne à des fins personnelles. Cela est-il encore valable si la borne est installée au domicile du collaborateur ? C’est encore flou… De même, si la borne est installée au domicile du collaborateur qui en serait propriétaire, est-ce un avantage à déclarer pour l’entreprise ? Aides déduites, on parle d’un montant de quelque 700 euros par unité. « Interrogez-nous, faites-vous aider par nos conseillers. N’hésitez pas à faire des rescrits sociaux, sollicitez des visites “ conseil ”, et nous avancerons ensemble », a martelé François-Xavier Proux.

Ne pas raisonner selon le ratio du nombre de bornes au mètre carré

Parmi les freins au développement des VE, Nathalie Bernadet, chargée des services généraux de PastaCorp, qui inclut notamment la marque Lustucru, a pointé la faiblesse de l’offre. « Nous avons des collaborateurs qui font jusqu’à 80 000 kilomètres par an, qui ont souvent besoin d’un break et qui roulent dans toute la France. En fait, les voitures électriques dont j’ai besoin n’existent pas ! », assène-t-elle. Avec l’explosion programmée de l’offre cette année, pression réglementaire oblige, on peut raisonnablement imaginer que cette objection deviendra toujours plus caduque. En revanche, l’incomplétude des infrastructures de charge reste pointée du doigt. Clément Molizon rappelle cependant que la situation évolue dans le bon sens et qu’il convient de ne pas se tromper de débat en privilégiant le ratio de bornes au mètre carré au ratio de bornes rapporté au nombre de VE en circulation.

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Les gestionnaires de parc ont encore beaucoup d’interrogations techniques et réglementaires liées aux véhicules électriques.

Le parallèle avec les opérateurs de téléphonie

Enfin, Sophie Vergne a aussi insisté sur le rôle des énergéticiens pour faciliter et fiabiliser les possibilités de recharge, un élément névralgique pour lever les réticences latentes face à l’adoption significative de VE. Les énergéticiens mettent en avant des offres qui permettent aux entreprises d’implanter sur leurs sites de plus en plus de bornes à leur usage unique ou d’en installer chez leurs collaborateurs. Ils sont également nombreux et très actifs pour développer des réseaux publics auxquels les cartes multiréseaux et multi-énergies, comme celle que propose TotalFleet, facilitent l’accès. L’interopérabilité est en bonne voie, et Sophie Vergne renvoie aux opérateurs de téléphonie mobile.

Pour aller plus loin :
https://www.urssaf.fr/portail/home/employeur/calculer-les-cotisations/les-elements-a-prendre-en-compte/les-avantages-en-nature/lavantage-en-nature-vehicule/particularites-des-vehicules-ele.html

Mots clefs associés à cet article : Hyundai, Kia, Renault, Tesla, Véhicule électrique, Carte carburant, Borne de recharge, Electromobilité, Mobilité durable, Club, énergies alternatives, Avere

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